‹ Contes;Chapitre 23 sur 60 · De Mirabilibus. t. Ier, p. n · texte numérisé non relu

De Mirabilibus. t. Ier, p. n

ver un pareil affront: c'étoit de jeter de temps en temps de grands cris chaque fois qu'elle étoit en tête-à-tête avec son amant. Ces cris ne manquèrent jamais d'aller au loin effrayer la gent souris qui n'osa plus venir troubler leurs rendezvous. Cette précaution parut si sage et si tendre à toutes les autres chattes, que depuis cet événement, dès qu'elles sont avec leur matou favori, elles affectent de répandre ces clameurs, épouvantail certain de l'espèce souriquoise. Mon Dieu, que les femmes seroient heureuses, s'il ne falloit que cet expédient pour empêcher que leurs amants n'eussent des distractions avec elles !

J'ai l'honneur d'être, etc.

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