‹ Contes;Chapitre 28 sur 60 · PJin. lib. XI, cap · texte numérisé non relu

PJin. lib. XI, cap

Les Chats. 79

oiseaux doit leur être fait avec beaucoup de ménagement, lorsqu'on observe qu'ils sont ennemis nés de beaucoup d'autres animaux qui sont nuisibles, et que nous avons en grande antipathie. Ils détruisent les lézards et les serpents1. J'ai heureusement recueilli, sur ce sujet, des vers que je crois traduits de l'arabe. C'est une idylle intitulée les Chats. La personne, dans les mains de laquelle elle étoit tombée, accoutumée à ne voir, dans ces sortes d'ouvrages, que des oiseaux, des chèvres ou des moutons, étoit très surprise de ce que les chats étoient devenus un sujet pastoral. Ces vers, lorsqu'elle me les communiqua, réveillèrent d'abord en moi le souvenir de ces chats de l'île de Chypre, que j'ai cités dans ma quatrième lettre, qui passoient une partie du jour à la chasse des serpents dans la campagne, et se rendoient à des heures réglées au monastère où ils habitoient. Je pensai, comme cela vous paroîtra tout simple, que le moine, auquel le soin de sonner la cloche pour le dîner des chats étoit confié, et qui les conduisoit dans la prairie, s'occupoit d'eux comme les pasteurs font si naturellement de leurs moutons. Le loisir de cette vie heureuse lui avoit inspiré sans doute le goût de la poésie ; et n'ayant point de bergère à célébrer, il avoit du moins chanté son troupeau. Je crois, madame, que mes conjec-

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