Espèce de roseau dont on faisoit le papier en Egypte
Les Chats. 25
lièrement d'Egypte à Biblus dans l'espace de sept jours. Ils regardoient cette merveille comme un témoignage de la faveur de leur dieu Osiris1. Il est vrai que cette fable ne viendroit que médiocrement à notre sujet, mais du moins elle insulteroit la chaussure de nos prêtres, et une citation de plus n'est pas à négliger. Ajoutons encore que ces sacrificateurs, par une propreté convenable à la dignité de leur état, se rasoient le corps régulièrement de trois jours en trois jours2.
Il est à présumer, et c'est, ce me semble, une remarque très prudente à faire, que ces prêtres dans leurs cérémonies se conformoient, autant qu'il leur étoit possible, au génie et aux attributs de la divinité à laquelle ils étoient dévoués ; et qu'ainsi l'enjouement, la souplesse du corps, et les attitudes pantomimes dévoient faire la principale partie des mystères du dieu Chat. Si le signor Tomasini 3, qui remplit avec tant de grâces le rôle d'Arlequin dans notre Comédie italienne, avoit vécu du temps des anciens Egyptiens, les dévots du dieu Chat l'auroient regardé comme l'image de la divinité. Etrange contraste de l'esprit humain ! ce qui fait aujour-