In dea Sir. Luci
9t. Euterp. C. 17. Herodot.
3. Thomaso-Antonio Vicentini, connu sous le nom de Thomassin, a joué avec le plus grand succès le rôle d'Arlequin, sur le théâtre de la Comédie italienne, depuis son rétablissement en 1716, jusqu'à sa mort en 17} 9. il a été remplace parle célèbre Carlin. (Note de l'éditeur.)
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cThui le comique de la scène eût formé alors toute la dignité du temple.
Mais les chats, regardés comme divinités, prouvent seulement la sottise des hommes et ne sont pas plus illustrés à cet égard que les cigognes de l'Egypte, les rats et le dieu Pet,
qui ont eu également leurs mystères ; rien ne caractérise mieux cette rivalité, qu'une fable de M. de la Mothe, intitulée les Dieux de V Egypte. Cest une de celles qui, par le fonds et par la forme, a le plus d'agrément et de philosophie1.
Dans l'Egypte jadis toute bête étoit dieu;
Tant l'homme au contraire étoit bête; Tel animal, ailleurs, qui n'a ni feu, ni lieu,
Avoit là son temple et sa fête.
On avoit fait un jour dans le temple du Chat. D'un rat blanc et sans tache un pompeux sacrifice Le lendemain c'est le tour du dieu Rat ;
Il faut, pour le rendre propice,
Qu'a ses autels un chat périsse, etc.
Les Chats. 27
Laissons une religion si extravagante pour établir la prééminence que les chats ont eue dans la société sur les autres animaux de l'Egypte. Ils y ont joui personnellement des distinctions et des privilèges les plus honorables. Quand un Egyptien tuoit un cercopitèque, qui est une sorte de singe, ou un ichcneumon, espèce de rat, lequel, selon Elien, détruit les crocodiles, ou le bœuf Apis lui-même, s'il l'avoit fait de dessein prémédité, il lui en coutoit la vie; mais la loi étoit bien plus sévère à Tégard de ceux qui attentoient sur les chats, soit de propos délibéré ou involontairement ; ils étoient à l'instant livrés au bras séculier. Le peuple s'en emparoit et les déchiroit avec fureur; aussi, dès qu'un Égyptien apercevoit un chat expiré, il s'en écartoit tremblant et fondant en larmes, il alloit annoncer cette catastrophe, protestant qu'il n'en étoit pas coupable; et toute la ville se remplissoit de clameurs. Alors les magistrats venoient avec cérémonie s'emparer du mort; ils l'embaumoient avec de l'huile odoriférante, du cèdre, et plusieurs autres aromates propres à le conserver, et on le transportoit à Bubaste pour y être inhumé dans une maison sacrée.
Le traitement honorable qui leur étoit fait pendant leur vie découvre encore mieux de quel prix ils étoient dans la société. Les Égyptiens les parfumoient et les faisoient coucher dans des lits somptueux. Ils employoient tous
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les secrets de la médecine à traiter et conserver ceux qui étoient nés d'un tempérament délicat ; ils donnoient de bonne heure à chaque chatte un époux convenable, observant avec attention les rapports de goût, d'humeur et de figure1.
Quand il arrivoit un incendie , les chats jouoient bien un autre rôle. Ils entroient dans une fureur divine ; les Égyptiens, accoutumés à cette merveille, négligeoient l'incendie, les environnoient; et quelquefois ces chats tutélaires s'échappoient, et, sautant par-dessus l'assemblée qui les entouroit, alloient se précipiter dans les flammes ; et quand ce malheur arrivoit , les Egyptiens menoient un deuil solennel2.
Ce deuil étoit si marqué et si sincère, que les femmes en oublioient jusqu'à leur beauté ; et pour éviter la honte de paroître encore aimables dans le cours d'une tristesse si raisonnable, elles se barbouilloient le visage et couroient par la ville, échevelées et dans un état de désolation ; elles étaient ceintes par le milieu du corps, elles se frappoient la poitrine qu'elles laissoient découverte ; leurs plus proches parents marchoient à leur suite à demi nus comme elles, et abandonnés à ce délire qu'entraînent toujours
les grandes douleurs 3
i. Plutarque.