‹ Contes moraux de Miss EdgeworthChapitre 32 sur 42 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

La Fuite.

Mais , ma chère lady Diana , ne vous tourmentez donc plus l'esprit de cette affaire, disait miss Burrage, d'un ton de condoléance , à lady Diana Chillingworth. En vérité vous vous agitez au point d'en avoir une fièvre nerveuse. J'espérais que le changement d'air et de situation aurait quelque influence sur vous, sans cela je n'aurais jamais consenti à ce que vous quittassiez la capitale, car vous vous trouvez toujours mieux à Londres que partout ailleurs, et depuis que nous sommes arrivées à Clifton, vous ne vous êtes occupée et vous n'avez parlé que de cette triste affaire.

— Je mérite les reproches de mes amis, je l'avoue, dit lady Diana , pour m'abandonner à ma sensibilité comme je le fais dans cette occasion; mais je ne puis m'en empêcher. Mon Dieu! que va dire le monde! que va dire le monde! On va jeter tout le blâme sur moi ; et pourtant je suis la dernière personne, oh! oui, la dernière à blâmer dans tout cela !

— Assurément, répliqua miss Burrage, personne ne saurait vous blâmer, et nul ne vous blâmera, j'en suis

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persuadée. Le blâme retombera tout entier sur qui de droit , sur la jeune lady elle-même.

— Ah ! si j'en pouvais être sûre ! reprit lady Diana d'un ton d'incrédulité. Une créature aussi jeune, seize ans à peine, faire un pareil esclandre! Plût au ciel que son père n'eût jamais songea me nommer sa tutrice! Ah! j'ai été bien imprudente, je l'avoue, quand j'ai pris sous ma protection, uniquement par considération pour sa famille, une jeune fille aussi bizarre, aussi inexplicable, aussi romanesque! En vérité, ma chère, continua lady Diana, en se tournant vers sa sœur lady Frances Somerset, c'est vous qui eu êtes cause. Vous me disiez sans cesse que miss Anne Warwick avail de si grands moyens....

— Que c'était dommage qu'elle ne fût pas bien dirigée, interrompit lady Frances.

— Une telle générosité de caractère , une telle chaleur d'affection...

— Que je regrettais de voir tant de belles qualités sans culture.

Quant à moi, je n'ai jamais été enthousiaste de miss Warwick, je l'avoue, dit miss Burrage; mais à présent qu'elle a perdu sa meilleure amie....

— Elle doit s'attendre à trouver beaucoup d'ennemies, dit lady Frances.

— Mon Dieu ! c'est elle qui est sa plus cruelle ennemie , la pauvre jeune tille! reprit miss Burrage. Elle me fait pitié, sans doute, mais en même temps, je dois dire que chez lady Diana ce ne sont pas les bons avis qui lui ont manqué.

— Elle en a reçu trop , peut-être ; ce qui est pire encore que trop peu, pensa lady Frances.

— Des avis! répéta lady Diana Chillingworth. Sur ce point, j'ai la conscience parfaitement tranquille; car il est sûr que jamais jeune personne ne reçut plus d'avis, et plus de bons avis , que miss Warwick n'en a reçu de moL

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Je pensais qu'il était de mou devoir de lui donner des conseils, et je lui en donnais du m^tin au soir; miss Burrage est là pour le dire et le dira, j'espère , en temps et lieu.

— C'est ce dont je me ferai un devoir, répondit lobséquieuse compagne de lady Diana. Ce serait un sujrt de surprime et d'afflrolion pour vous, lady Frances, si vous saviez toutes les choses folles et ridicules que miss Warwick , avec tous ses moyens , avait coutume de dire. Je me rappelle....

— C'est possible, répliqua lady Frances; mais à quoi bon nous rappeler toutes les choses folles ou absurdes que cette pauvre enfant a pu dire? Ce malheureux enlèvement n'est-il pas une suffisante preuve de son extravagance? Avec qui est-elle partie?

— Avec personne! s'écria lady Diana. Voilà bien l'étonnant.

— Avec personne ! Mais c'est incroyable ! Elle avait certainement quelque admirateur, quelque adorateur passionné, et sans doute elle n'aura pas osé vous confier ses amours.

— Rien de tout cela , ma chère ; il n'y a point d'amour là-dedans. En vérité, quant à moi, je ne comprends rien du tout à miss Warw ick. Elle avait bien coutume de temps en temps de me dire des absurdités sur son aversion pour les usages de li société, sur son amour de l'indépendance, et sur je ne sais quoi encore; et puis elle avait une correspondante, à laquelle elle écrivait des in-folio trois fois par semaine, je crois; mais je n'ai jamais pu voir une seule de ses lettres. A la ville d'ailleurs, je n'avais pas, vous le savez bien, le loisir de m'occuper de toutes ces choses. Mais miss Burrage a, je crois, dans sa possession une de ces lettres qu'elle peut vous montrer, si vous avez curiosité de la voir. Miss Burrage pourra vous en dire là dessus beautoup plus que moi ; car allant dans le monde comme je le

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faisais, et n'ayant pas une iiiiiiule à moi, comment pouvais-je surveiller toutes les bizarreries d'Anne Wanvick? Tout ce que je sais, c'est qu'un matin miss Warwick ne fut trouvée ni dans sa cliambrc ni dans la maihon, eC qu'une de mes femmes m'apporta une lettre dont je n'af pu comprendre un seul mot : cette lettre avait été laissée sur la table de toilette de la jeune îady, suivant l'invariable coutume des héroïnes qui prennent leur volée. — Miss Burrage, veuillez faire voir cette lettre à ma sœur et lui conter toute cette histoire; car je déclare que, pour moi, j'en suis excédée, et puis Ton m'attend au whist de lady Belton. Pendant que lady Chillingworth allait calmer ses nerfs à la table de whist, sa sœur s'adressa à miss Burrage pour obtenir de plus amples in^'ormations.

— Tout ce que je Scis, dit miss Burrage, c'est qu'un soir j'ai vu miss Warwick déposer dans un médaillon un échantillon de la plus horrible chevelure, t^: comme je lui demandai de qui étaient ces cheveux : — • De mon aimable Araminte, me répondit-elle. — Est-elle jolie? lui dis-je^ — Je ne l'ai jamais vue; mais je puis vous montrer ua charmant portrait de son esprit, répliqua-t-elle , en me mettant dans la main cette longue lettre. — Je vais vous la laisser, nv\ iady, si vous voulez bien. Vous aurez pour une bonne heure, ou plutôt pour une mauvaise heure, à la lire.

— Araminte l s'écria lady Frances en regardant la signature delà lettre. Ce n'est qu'un pseudonyme, un nonr de guerre , je suppose ?

— Dieu le sait! mais ce qu'il y a de sur, c'est que n.iss Warwick signait toujours ses épilres Jngéli'na, et que celles de son amie inconnue étaient toujours signées Araminte, Je soupçonne fort cette Araminte, quelle qu'elle soit, d'avoir été Tinsligatrice de la fuite de miss Warwick.

COMES IfOF. T. If, I

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— Je voudrais bien savoir, dit lady Frances en examinant le timbre de la lettre, où nous pourrions trouver cette Araminte; il nous serait peut-être possible de ramener la pauvre miss Warwick, avant que le bruit de cette fuite ait éclaté dans le monde , et que sa réputation ait pu en être atteinte.

— Ce serait sans doute bien à désirer; mais miss Warwick a des façons de penser si bizarres, que c'est une question douteuse pour moi si jamais elle voudra se conduire comme tout le monde; et quant à moi, je ne blâme aucunement lady Diana de la planter là tout-à-fait. C'est un de ces caractères quil n est pas possible de f^uider à l'aide du sens commun.

— C'est une vérité incontestable, dit lady Frances : les laractères supérieurs, comme miss Warwick, exigent un peu plus que le sens commun pour les diriger convenablement. Les jeunes demoiselles qui ne pensent qu'à la toilette, aux plaisirs, et qui ne s'occupent qu'à faire ce qu'elles appellent de grandes connaissances, sont, sans aucun doute, très-faciles à guider par la crainte du qu'en dira-ton ; mais miss Warwick m'a paru avoir des idées plus élevées, plus nobles, et c'est ce qui me fait regretter de la voir ainsi abandonnée par ses amis.

— Mais c'est bien miss Warwick elle-même qui a quitté ses amis , répliqua miss Burrage d'un ton à la fois aigre et embarrassé; et non pas les amis de miss Warwick qui l'ont quittée.

La lettre que miss Burrage laissait entre les mains de lady Frances , pour en faire lecture, contenait troif fjrandes pages de papier, dont nous espérons que l'abrégé suivant suffira pour satisfaire la curiosité des lecteurs ie* plus prévenus en faveur des longues lettres.

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« Oui, mon Angelina, ton cceur est fait pour cette amitié épurée dont les âmes vulgaires sont incapables de se former une idée, quoique leurs lèvres ne craignent pas d'en profaner le nom chaque jour, dans l'inanité intellectuelle de leurs conversations à la mode. Oui, mon Angelina , tu as raison — chaque fibre de mon être , chaque faculté de mon intelligence, me le dit. J'ai lu ta lettre à la clarté de la lune, — L'atmosphère était pure et embaumée comme les pensers de mon Angelina ! Les eaux de la rivière murmuraient dans le silence! — les rochers! — les bois! la nature entière dans sa majesté, sublime confidente! sympathisait avec ma félicité suprême. — Vous l'avouerai-je, amie de mon ame? Je n'ai pu résister au plaisir de lire à mon Orlando les passages de votre lettre où brille avec tant d'éclat la supériorité de cette intelligence, qui, si je ne me trompe étrangement, est destinée à combattre, sous s^s mille formes deProtée , le système entier de l'esclavage social. — Avec qudle éloquence de l'ame mon Angelina décrit la soHtude, Yisolatian de son cœur, au milieu des foules empressées de la métropole ! — Avec quelle énergie brûlante, avec quelle indépendance indomptable, son éloquence foudroie la phalange orgueilleuse de ses aristocratiques persécuteurs! — Ah ! sûrement le vain fantôme de la censure mondaine ne saura l'intimider et ne lui fera point abandonner € le projet arrêté dans soa ame. » En vain la mode aui vètemens dorés a-t-elle agité ses drapeaux dans les salons du plaisir et de la folie ; — les yeux de mon Angelina ont soutenu sans sourciller l'éclat éblouissant du charma de la déesse : et maintenant elle — non , je ne puis , je ne veux pas le croire un seul instant — maintenant elle soumetterait son intelligence, après cette éclatante victoire , au charme soporifique de mots dénués de sens, prononcés d'un ton solennel par ce puissant enchanteur qu'on appelle le préjugé? — Non, les déclamations, les remon- Irances mêmes de ces soi-disant juges du bien et du mal seront t^ités avec tout le mépris qu'ils méritent par les esprits supérieurs, qui réclament le privilège de penser et d'agir par eux-mêmes. -- Quoi! les mots de tutrice et àepupille feraient pâlir mon Angelina! El que sont ces termes techniques des formalités légales , que sont ces inslitulions humaines , aux yeux de la raison qui méprise ces mi«

148 CONTES MORACX.

s^rables entraves? — Opprimé, dégradé, asservi, notre se^e infor? luné est-il donc condamné à faire un perpétuel sacrifice de ses plaisirs et de sa volonté à l'autel de l'opinion publique, pendant que les clameurs des tyrans ou des spectateurs oisifs excitent l'enlhousiasme de la victime dévouée ou étouflent ses cris au momout de l'agonie, lorsque la douleur lui arrache les paroles de la vérité expirante? — Vous ne comprendrez peut-être pas bien à quoi cette dernière exclamation de votre Araminte fait allusion; mais, ô ma bien-aimée Angelina , lorsque nous serons réunies — puisse cet heureux moment n'être pas éloigné! — ma modeste retraite soupire après l'arrivée de mon angélique hôtesse — lorsque nous serons réunies, vous saurez tout. — Votre Araminte aussi a eu des chagrins. — Que trop, hélas! — Yiixis son Orlando a un cœur pur comme celui des anges et une intelligence — le dirai-je? — digne d'apprécier votre Araminte. — Et la sage philosophie de mon Angelina ne préférerait pas à tous les palais du monde une semblable société dans une chaumière? — Je réserve pour ma prochaine la description d'une chaumière, que j'ai en vue de — mais n'anticipons pas. — Adieu, mon aimable Angelina. — Je renferme dans cette lettre la mèche de cheveux que vous m'avez demandée.

» Votre inaltérable, affectionnée, mais désolée,

« An MKMB.

» Ângélina-BoiL'cr s 5 avril 1800.

* Permettez-moi de baptiser ainsi ma chaumière!... »

Miss Wai'wick fut si charmée de cette lettre, qu'elle en oublia totalement d'apprécier la logique de son aimable Araminte : « La mode aux vètemens dorés — la raison qui méprise ses entraves — Téloqucnce de l'ame; » — et puis : « les rochers et les bois, la rivière qui murmure en silence — l'atmosphère embaumée — le clair de lune — Orlando — les facultés de rintelligcnce — une chaumière — une amie désolée, etc., » tout ce pèle-méie

• Eosquctd'Anij'f'lina.

dVxpressîons vagues et emphatiques fit une confusion sî étrange dans l'imagination crAngélina, qu'elle en négligea d'observer que son Araminle était à la fois, à deux pages de dislance, désolée et au comble de la félicité. Et cepeadant, quoiqu'elle fût un peu simple dans ses jugemens, miss Warwick était douée des talens les plus remarquables et les plus brillans. L'absence de sens commun provenait, chez elle, de certaines méprises de son éducation. Elle avait passé son enfance auprès d'un père et d'une mère qui avaient cultivé son goût pour la littérature, mais qui avaient négligé de cultiver son jugement; ses lectures s'étaient bornées à des ouvrages d'imagination , et la conversation de ses parens n'était nullement propre à lui Mre connaître les réalités de la vie. A quatorze ans elle était demeurée orpheline , et c'est alors qu'elle était venue habiter sous la protection de lady Diana Chilling^Yortb, grande et noble dame, qui faisait consister tout son boaheur à vivre dans un certain cercle du grand monde de la capitale. Les extravagances de la société nouvelle qu'elle fréquentait avaient frappé bientôt les yeux de ir.iss Warwick. Le défaut de livres et de conversation appropriés à son goût lui causa un ennui insupportable; elle reçut avec impatience les avis dogmaliqucs de lady DiamT, observa, avec un sentiment de dégoût, la bassesse de sa compagne, miss Burrage , et eut avec un secret triomphe la conscience de sa propre supériorité.

Ce fut dans cette situation d'esprit que miss Warvick vint à tomber, chez son libraire, sur un roman nouveau intitulé : la Femme de Génie, Le caractère d'Araminte. riîéroïne, la charma outre mesure; et la préface du livre lui ayant appris que cette histoire était fondée sur des faits réels de la vie de l'auteur, elle brûla du désir de f ire sa connaissance, et adressa une lettre « à la femme de génie, chez son éditeur. » La réponse fut on ne peut plus flatteuse, et

lÔO COUTES MORAUX.

par conséquent on ne peut plus agréable ; il s'ensuivit une correspondance animée pendant deux ans, jusqu'à ce qu'enfin miss Warwick conçut un désir insurmontable de voir son amie inconnue. Le ridicule que miss Burrage jetait sur touie chose ou sur toute idée qui n'était pas consacrée par la mode, et son aversion pour la littérature, contrastaient sans cesse, dans l'esprit de miss Warwick, avec le portrait qu'elle se faisait de son Araminte. Miss Burrage qui redcitait , quoique certainement sans raison, d'être supplantée dans les bonnes grâces de lady Diana, s'efforçait, partons les petits moyens qui étaient en son pouvoir, de dégoûter sa jeune rivale de sa situation chez sa tutrice. Miss Warwick résolut donc d'accepter l'invitation de son amie inconnue, de se réfugier à Angélina- Bower, habitation charmante et romantique que cette amie possédait, dans la partie sud du pays de Galles, et où, suivant, la descripiian d'Araminte, elle passerait des jours sereins, dans une élégante et paisible retraite. Il ne fut pas dificile à notre jeune héroïne de cacher ses projets à lady Diana Chillingworth, qui soccupait plus de l'apparence extérieure de sa protégée dans le monde , qu'elle ne s'inquiétait du sujet de ses pensées en particulier. Miss Warwick quitta la maison de sa tutrice sans la moii.dre difficulté, en laissant sur sa table de toilette la lettre suivante, dont, suivant la coutume de certains écrivains épistolaires, les expressions emphatiques étaient emphatiquement soulignées :

» Malgré mon aversion naturelle pour tout ce qui a l'apparence de la dissimulation , je me trouve dans la nécessité de quiUer la maison de votre seigneurie , sans vous faire pari de mes intentions. — La conCance et la sympathie se donnent la main et ne peuvent être commandées par la voix de l'autorité. Vos opinions et les miennes diffèrent si essentiellement sur tous les sujets, mylady, que je désespère d'obteair votre approbation, soit pour mes sçntimens, soil

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pour ma conduite. Mon inaltérahle détermination est à'agîr et de penser par moi-même; quoique je sache bien que ceux qui s'écartent de l'ornière commune , soit dans leurs paroles , soit dans leurs actions, sont exposés au ridicule et au\ persécutions des esprits vulgaires et sans élévation. Celui qui porte le premier la torche dans les passages inexplorés on infréquentés des mines delà vérité s'expose toujours aux plus imminens périls. Mais que de trésors renfermés dans ces profondes retraites et que de lâcheté à l'ame qui hésite un instant d'y pénétrer ! — Mais je m'oublie ! — Tais-toi,, Jean-Jacques^ on ne te comprend pas.

» Il n'est peut-être pas inutile d'informer votre seigneurie que, dégoûtée de la frivolité de ce qu'on appelle la vie élégante , et incapable de vivre dans la privation des plaisirs purs de l'amitié, j'ai choisi pour retraite l'humble et paisible habitation d'une amie, dont les goûts et les opinions me sont connus depuis long-temps , dont j'admire le génie! dont je révère les vertus! dont je brûle d'imiter l'exemple !

» Quoique ma bouche répugne à se servir du langage odieux delà bassesse et de la dépendance^ je n'oublie point toutes les bontés dont je vous suis redevable, mylady. Ce n'a pas été sans une M\.c pénible que je me suis résolue à franchir les bornes — de ce qu'on appelle si faussement le devoir. Une gratitude libre et spontanée aura toujours un plein, incontestable et incontesté poM\oiT , sur le cœur et l'intelligence de

> An>-e-A5célxna Warwick.»

•P. S. Il serait inutile de chercher à connaître le lieu de ma retraite. Tout ce que je demande, c'est qu'on m'y laisse en paix jouir de II parfaite félicité qui m'attend. >

loS Pontes Monàcx.

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