I. Communauté célèbre de riches et -\eitueui; laboureurs
Furcy, en levant les yeux vers la montagne, si je pouvais monter ]à-haut, j'y trouverais tous les
secours dont j'ai besoin; mais il faudra peut-être que je meure ici, à côté des meilleurs amis des
possesseurs de la montagne et de tous les champs d'alentour, formant une espèce de petite république, ayant ses lois particulières, et dont le père ou l'aïeul de la famille était le chef. Leurs coutumes, leur piété, leurs mœurs simples, semblaient réproduire et réaliser toutes les traditions de l'âge d'or. L'auteur de cet ouvrage a vu cet établissement, et tout ce qu'elle va décrire relativement à cette famille sera de la plus scrupuleuse exactitude. On ignore si, par un heureux oubli, la révolution a laissé subsister, sur la cime de cette montagne, l'ordre, la paix et un bonheur d'autant plus pur que la religion et la piété filiale en étaient les bases.
pauvres voyageurs ; ils sont là , ils ne peuvent m'entendre, et je ne puis profiter de leur compassion et de leur charité! »
Cependant le malheureux Furcy, faisant un effort en s'appuyant fortement sur son bâton, essaya de faire quelques pas sur le chemin escarpé de la montagne; mais il ne put continuer, et, sans son bâton il aurait fait une chute dangereuse : alors perdant tout espoir, il pensa à son enfant, et ne put retenir ses larmes; mais, appelant à son aide Celui qui nous entend toujours, il invoqua Dieu, lui demanda de bénir son fils, de lui tenir lieu de père; résigné à son sort et confiant dans la divine providence, il croisa ses bras sur sa poitrine, ses yeux se fermèrent : il s'évanouit!....
Quelques minutes après, un des jeunes Pinon, revenant à la montagne sur un char à bancs, aperçut le vieillard ; il s'approcha, et voyant qu'il était sans connaissance, il le prit dans son char à bancs, et continua sa route. Pendant le trajet, Furcy reprit l'usage de ses sens : la vue d'un visage humain lui causa une telle joie, qu'il se ranima tout à fait, et lorsqu'il examina ce jeune nomme, dont la douce physionomie exprimait une tendre compassion, il crut voir un ange libérateur.
Arrivé dans l'habitation des Pinon , on le fit entrer dans la vaste et belle cuisine qui servait de salle à manger et de salon à toute la famille. Le vieillard remarqua, en entrant, quinze ou seize jeunes filles vêtues uniformément de calmande brune , et portant attachés sur leurs têtes de longs voiles blancs, modeste parure qui les distinguait des femmes mariées ; chacune d'elles tenait une quenouille et filait. Leurs mères et grand'mères assises vis-à-vis d'elles filaient aussi, mais au rouet. Cette intéressante réunion, qui offrait le contraste de la grave expérience un peu sévère avec la douce et timide innocence, charma les yeux du vieillard; les jeunes filles se levèrent à son approche et le firent asseoir au coin du feu, dans le grand fauteuil cV hospitalité : c'est ainsi qu'on appelait dans cette maison le siège commode et bien rembourré que l'on destinait au voyageur malade ou fatigué. Lorsque aucun étranger n'était dans cette salle, le fauteuil restait vide. Deux jeunes filles s'empressèrent de ranimer le feu pour réchauffer le vieillard ; d'autres lui préparèrent un bouillon, tandis que le grand-père, chef de la famille, donnait des ordres pour son dîner et pour qu'il fût logé durant deux ou trois jours.
Il y avait toujours dans cette maison un loge-
ment séparé pour un éclésiastique infirme ou octogénaire, oncle ou grand-oncle des maîtres de cette ferme immense : car, de temps immémorial, à~ chaque génération un cadet de famille entrait au séminaire et se faisait prêtre ; et, s'il arrivait qu'il ne fût plus en état d'exercer les fonctions du saint ministère, il était reçu avec vénération dans ce paisible asile. A cette époque, il y en avait un âgé de quatre-vingt-six ans; comme Furcy se trouva beaucoup mieux dans l'après-midi, il témoigna le désir de recevoir la bénédiction du pieux et vénérable ecclésiastique. On le conduisit vers lui; il était dans son oratoire. Furcy éprouva une joie mêlée d'espérance en voyant un vieillard âgé de vingt-quatre ans de plus que lui!... Mais son âme fut remplie d'une bien douce consolation quand il eut entendu ses saintes exhortations, et qu'il eut reçu de sa main un chapelet bénit.
A son retour dans la salle, Furcy y retrouva les jeunes filles qui, toutes à l'unisson, chantaient des noëls (car on était à la surveille de cette grande fête); ces voix si fraîches, si justes et si mélodieuses, lui causèrent un tel ravissement, que la nuit suivante, durant un tranquille sommeil, il crut toujours entendre les célestes concerts des anges.
Jl fut convenu que Furcy passerait plusieurs
RECONNAISSANCE ET PROEITÉ. 229
jours sur la montagne. Le lendemain matin, il alla de bonne heure faire sa prière dans l'oratoire, et après le déjeuner, comme il faisait beau, on le mena dans le verger, où il fit une assez longue promenade. Le chef de la famille ramena Furcy à la maison et le fit asseoir dans le fauteuil hospitalier. En ce moment on vint annoncer la visite de la marquise de ..., qui voyageait avec quelques autres personnes, et qui ne voulait pas quitter l'Auvergne sans avoir visité la célèbre communauté des Pinon. En entrant dans la salle, la marquise s'approcha du feu pour se chauffer, et le maître de la maison, se tournant vers elle, lui dit en lui montrant Furcy . « Madame, je ne vous offre pas la place d'honneur; vous le voyez, elle est occupée par un étranger malade. »
Comme le dîner était servi, on y invita la marquise, qui accepta avec plaisir, ainsi que les amis qu'elle avait amenés. On se mit à table avec les bons paysans ; la marquise admira leur politesse naturelle; on parla des merveilles de l'Auvergne, de ces volcans éteints qui forment de profondes cavités en entonnoir où l'on peut descendre, et au fond desquels on trouve souvent quelque grand châtaignier. On vanta la beauté de la grotte de Royat avec ses nombreuses cascades, près de Clermont. On n'oublia pas de mentionner les fontaines
de poix, et celle qui à la propriété de pétrifier promptement les substances végétales ou animales qu'on y plonge, en les recouvrant d'un sédiment qui acquiert avec le temps une excessive dureté. Un des jeunes Pinon fit un long éloge de l'étendue des bois et de la beauté du château de la terre de Randan.
Aussitôt après le dîner la marquise quitta ses hôtes, emportant de cette montagne et de ses habitants un souvenir que le temps n'a point effacé; et quelques jours après, Furcy, comblé de leurs bontés et bien reposé" de ses fatigues, reprit le chemin de sa chaumière.
Pendant que ce bon vieillard employait ses forces défaillantes à grossir la somme qu'il destinait à son enfant, ce dernier de son côté, pensant toujours à son père, travaillait avec une ardeur infatigable ; il continuait à être protégé des personnes qui habitaient la maison neuve des Feuillants, et l'honnête portier Chassin avait pour lui une véritable amitié , il le nourrissait presque entièrement ; toutes les commissions de la maison lui étaient toujours généreusement payées; le propriétaire, M. de Villiers, lui donnait en outre de quoi se vêtir, tantôt des habits, tantôt des gilets, tantôt des bas, et il lui avait réservé un petit refuge bien clos et bien propre dans sa maison :
de sorte que Bourguignon, logé, entretenu et nourri, pouvait, sans manquer de rien, mettre de côté tout l'argent qu'il gagnait. Au bout de sept mois, il se trouvait posséder un peu plus de trois cents francs; il fit tous les petits préparatifs de son voyage, et partit avec joie pour aller enrichir et revoir son père, qu'il retrouva en assez bonne santé, mais tout aussi pauvre. Il lui remit ses trois cents francs , que Furcy alla secrètement déposer aussitôt dans un sac contenant ses anciennes épargnes, et qu'il avait caché dans sa paillasse.
Dans les derniers jours de l'automne, Bourguignon partit de nouveau pour retourner à Paris. Il y retrouva le même asile, les mêmes protecteurs, et ne démentit point son caractère; sa conduite fut toujours aussi pure, sa vie aussi active.
Un jour, l'un de ses protecteurs le fit venir pour le charger de porter une lettre aux Missions étrangères, à l'abbé de Fénelon, ce respectable ecclésiastique qui avait rétabli l'ancienne institution des Savoyards, auxquels il associa les enfants auvergnats et limousins. Bourguignon donna la lettre au domestique de l'abbé de Fénelon, qui la porta sur-le-champ à son maître; au bout de quelques minutes, le domestique revint dire au petit
Auvergnat que M. l'abbé voulait lui parler; il le conduisit dans son cabinet. M. de Fénelon reçut Bourguignon avec sa bonté naturelle; il lui expliqua en peu de mots le but de l'association des petits Savoyards et des enfants de l'Auvergne et du Limousin. « Je sais, ajouta-t-il, que vous êtes sage et laborieux; je vous admettrai avec plaisir dans cette intéressante société : ce sera vous adopter au nombre de mes enfants. »
Bourguignon, transporté de joie, exprima sa reconnaissance avec la gentillesse et l'ingénuité de son âge. Il était au comble de la joie. Au moment où il allait se retirer, le bon abbé le retint pour attacher à sa boutonnière l'honorable médaille de cuivre; il fut convenu qu'il irait tous les dimanrhes recevoir l'instruction chrétienne qui devait donner une base solide à ses excellentes qualités morales.
Bourguignon retourna précipitamment à l'hôtel des Feuillants, pour y remercier ses protecteurs qui l'avaient si bien recommandé à l'abbé de Fénelon. Il passa encore quatre ou cinq mois à Paris, au bout desquels, possesseur de cent écus, il alla rejoindre son père. Mais cette réunion fut bien triste : le pauvre Furcy était dans l'état de santé le plus déplorable; cependant il reçut avec un air satisfait les trois cents francs que lui remit son
Je sais, aj H.i;.-t-il, que vous èles sage el laborieux.... » (Page 322.)
fils. « Mon enfant, lui dit-il, tu retrouveras cela après moi, car je sens que j'ai bien peu de temps à vivre. — 0 mon père, s'écria Bourguignon, il faut ne s'occuper que de votre santé et employer toute cette somme pour la rétablir ; j'en gagnerai d'autres. »
Le vieillard secoua la tête et ne répondit rien; mais il serra et cacha l'argent, se promettant bien intérieurement de n'en pas dépenser une obole.
Bourguignon voulut en vain faire appeler un médecin; Furcy répétait toujours que c'était inutile. Malgré tous les soins les plus tendres, le vieillard dépérissait sensiblement; le sentant luimême, il appela un matin son fils, et, tirant de sa paillasse un sac de toile qu'il y avait caché : Tiens, cher enfant, lui dit-il, voilà mille francs que j'ai amassés pour toi; tu as gagné par ton travail la plus grande partie de cette somme, qui t'appartient tout entière : quoique tu ne sois que dans ta treizième année, tu feras, j'en suis sûr, un bon usage de cet argent : il pourra commencer ta fortune ; reçois-le avec les plus tendres bénédictions de ton père. — Oui, dit Bourguignon en sanglotant, j'en ferai un bon usage. »
En proférant ces paroles, il se jeta à genoux; son père le bénit, implora pour lui la protection
divine, et lui recommanda de serrer son argent dans une vieille commode délabrée, mais dont l'un des tiroirs avait encore une serrure et une clef. Alors, retombant sur sa paillasse, le bon vieillard ordonna à son fils d'aller sur-le-champ chercher un prêtre. Bourguignon éperdu courut chez le curé; de là il envoya à Clermont un messager chargé d'en ramener un médecin. Il donna d'avance six francs à son courrier, en lui recommandant d'aller à toutes jambes.
Furcy, reçut les sacrements, tandis que son fils, prosterné au pied de son lit, priait avec la ferveur la plus touchante. Après avoir rempli les devoirs delà religion avec une édifiante piété, le vieillard eut encore le temps d'embrasser son fils et de le presser contre son cœur. Quelques minutes après il tomba en paralysie, et perdit en même temps la connaissance et la parole. La désolation de Bourguignon fut au comble; cependant, comme son père respirait encore, il conserva quelque espérance , il supplia le curé, prêt à sortir de la chaumière, de lui envoyer la meilleur garde-malade du village, en lui montrant mille francs, toute sa fortune, qu'il était décidé à sacrifier pour contribuer au rétablissement de son père. Le curé, touché de sa pitié filiale, l'exhorta à y persévérer, et l'assura que Dieu l'en récompenserait.
Le médecin trouva Furcy dans un très-grand danger : « On pourrait peut-être le soulager, dit-il, mais il faudrait prescrire un traitement qui coûterait bien cher.
— N'épargnez rien, dit Bourguignon au médecin, disposez de tout ce que je possède. »
En effet, Bourguignon loua une baignoire, fit venir de Glermont les médicaments prescrits. Il dépensa de grand cœur sept ou huit louis, et comme une seule garde ne suffisait pas, il en fit venir une seconde.
Furcy resta trois mois dans le même état; son fils n'épargnait rien pour le soulager; il fallut acheter des draps, des serviettes, des chemises. Mais tout fut superflu; le pauvre malade, à la fin tombant dans l'agonie, expira dans les bras de son fils, qui dépensa presque tout ce qui lui restait pour le faire enterrer et faire dire des messes pour le repos de son âme.
Ces devoirs remplis et toutes les dépenses payées, il ne restait à Bourguignon qu'environ cent francs ; mais il s'en consolait en disant : « Du moins cet argent a un peu prolongé son existence! »
Il se décida à quitter l'Auvergne pour jamais, et, sans différer davantage, il partit pour Paris. Il y travailla d'abord sans ambition et avec indo-
lence; mais l'encouragement que lui donnèrent ses protecteurs ranima son courage et son émulation. Le curé de son village avait un parent à Paris, auquel il écrivait quelquefois; dans une de ses lettres, il lui conta une partie de ce que Bourguignon avait fait pour son père. Ce parent connaissait M. de Yilliers, propriétaire de l'hôtel des Feuillants ; ce récit toucha d'autant plus M. de Yilliers, que Bourguignon ne s'était pas vanté de sa conduite, et qu'il s'était contenté de dire qu'il avait eu le malheur de perdre son père ; on voulut, non récompenser sa piété filiale, mais le remettre un peu en argent : on fit en secret pour lui une petite quête, qui produisit trois cent soixante francs, qu'on lui donna sans lui expliquer le vrai motif de cette libéralité, dans la crainte de renouveler sa douleur; on se contenta de l'exhorter à travailler avec activité, ce qu'il fit par reconnaissance pour ses protecteurs.
A mesure que Bourguignon avançait en âge, le portier Ghassin lui devenait de plus en plus utile : deux ou trois personnages fort riches vinrent successivement loger dans cet hôtel ; Chassin leur recommanda d'une manière particulière son jeune ami, pour lequel il obtint d'eux un service particulier qui valut beaucoup d'argent à Bourguignon, domine il savait très-bien lire et même écrire, il
se rendait utile de mille manières ; et à seize ou dix-sept ans, ayant plus que doublé ses fonds, il se trouva possesseur de la somme de quinze cents francs. Il poursuivit sa carrière avec le même succès et le môme bonheur, sans perdre un seul protecteur, et- toujours secondé par le bon Chassin avec un zèle paternel. Il parvint ainsi à l'âge de trente-huit ans, ayant placé une somme de quatre mille francs , qui aurait pu être beaucoup plus considérable si la charité chrétienne ne l'eut habitué, dès sa première jeunesse, à distribuer aux pauvres des aumônes réglées, et à donner de temps en temps des secours à ses compatriotes malheureux.
Le ciel, voulant sans doute récompenser une vie laborieuse entièrement consacrée au travail et à la vertu, l'appela à lui de la manière la plus inopinée. Un jour, dans une de ses courses, il fit une chute et se donna un violent coup à la tête; il fit peu d'attention à cet accident, ne prit aucune précaution : un abcès se forma dans sa tête, bientôt il en ressentit les atteintes; enfin, au bout de quarante jours, il se trouva si mal qu'il se fit porter à l'hospice de la Charité : là on lui déclara qu'il n'y avait aucun espoir de le sauver ; alors, après avoir rempli tous les devoirs de la religion, il fit venir un notaire, et lui dicta un testament dans lequel,
déclarant qu'il n'avait ni frère, ni sœur, ni proche parent, qu'il ne s'en connaissait pas même d'éloigné, il disposait de la somme de quatre mille francs de la manière suivante : cinq cents francs à l'hospice de la Charité; quatre cents francs pour les pauvres; cent francs pour des messes, et mille écus pour son bienfaiteur et son ami Chassin, portier de l'hôtel des Feuillants.
Peu d'heures après avoir fait et signé son testament, il reçut la visite de Chassin, qui n'avait aucun soupçon de cette disposition testamentaire, et qui, depuis sa maladie, venait le voir régulièrement tous les jours. Chassin fut effrayé de le voir si faible; jugez de sa douleur en apprenant qu'il était désespéré. En effet, Bourguignon, entouré de toutes les consolations de la religion et de l'amitié, fortilié par de vertueux souvenirs, expira doucement dans la soirée de ce même jour.
Jugez de la surprise de Chassin, lorsqu'on lui porta le testament de son ami et les mille écus qu'il lui avait légués. Après une courte réflexion : « Non, dit-il, je ne garderai point cet argent; mon ami n'avait que douze ans lorsqu'il quitta l'Auvergne ; il est bien possible qu'il eût dans ce pays, sans le savoir, quelque parent dans la misère, et c'est de quoi je dois m'informer. » Tout occupé de cette idée, Chassin écrivit sur-le-champ en Auvergne
pour y prendre à ce sujet les informations les plus détaillées.
Ces perquisitions ne furent point infructueuses; on découvrit, au bout de quelques mois, qu'il existait auprès de Thiers un parent, à la vérité trèséloigné, de Bourguignon, mais qui s'appelait aussi Furcy, et qui, père de sept enfants, était dans la plus grande pauvreté. Le vertueux Ghassin n'hésita pas; il envoya sur-le-champ les mille écus à cet homme. Il ne se vanta point de cette action ; mais comme il avait employé beaucoup de personnes pour les recherches qu'il avait failes en Auvergne, ce procédé généreux fut généralement su dans la maison. Le maître de Ghassin, M. de Villiers, en fut vivement touché ; et comme il témoignait à Chassin son admiration, celui-ci lui répondit qu'il n'avait aucun mérite à ce qu'il avait fait; que cet urgent V aurait tourmenté; et d'ailleurs il n'avait aucun besoin d'une telle somme avec un si bon maître, qui ne le laissait manquer de rien, et qui sûrement aurait soin de lui dans ses vieux jours.
M. de Villiers conta cette histoire à plusieurs personnes, entre autres à M. Marmontel, qui logeait dans son hôtel1.