‹ Contes moraux de Mme de GenlisChapitre 2 sur 20 · AVERTISSEMENT. III · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. III

gée de diriger leur éducation, et s'en acquitta avec le plus grand zèle, et une habileté sans égale. Parmi ces enfants du duc de Chartres était le jeune prince qui fut depuis le roi Louis- Philippe.

Presque tous les ouvrages de Mme de Genlis ont été composés pour ses élèves. Les plus célèbres sont les Veillées du château, Adèle et Théodore et le Théâtre d'éducation à l'usage des jeunes personnes. Les Annales de la vertu, sorte d'histoire universelle dans laquelle l'auteur ne donne de développement qu'au récit des actions vertueuses, et glisse rapidement sur tout le reste, sont une compilation sans intérêt. En 1787, Mme de Genlis entreprit de tenir tête à l' Encyclopédie dans un ouvrage intitulé : La religion considérée comme V unique base du bonheur et de la véritable philosophie. C'était un gros volume in-8, où la femme du monde, transformée en théologien, tomba dans plus d'une hérésie, et parut plus d'une fois comprendre assez mal, et les doctrines qu'elle attaquait, et celle qu'elle voulait défendre. On s'égaya beaucoup dans le camp philosophique des prétentions du gouverneur du duc de Chartres à devenir mère de l'Église, et,

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