‹ Contes nouveauxChapitre 5 sur 37 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

et chrétien : cet koipare, à la tête de six cents jeunes gens codifiés à ses soins corps et «mes , ne rêvait qu'une chose , le prix d'honneur, et après le prixd'foon-»

tieur, Tordre et la discipline; Pourvu que son collège fut silencieux , et qu'il fût distingué" au concours général, c'était assez. ït ne voulaitTÎen de plus, mais aussi

riende moins. H couraitdcmtfavec

fusé et violence à ce double but, épiant le moindre signe de rébellion y coiûme la pofôce du

temps épiait le moindre signe de

botiajbartisme -, défen&aftt* son

prix #horinéur, • comme M< de Vittète cMfeftdttit «qn butig«t-, du reste, dur, i&p&véu* y liajitafcable, odieux, médiocre. H aous et»ferraait'pendântim 1 ^ jours entiers dans d'infantes oubliettes qii'ii avait découvertes sô^s ter-corn*blés, véritables ptfednsvëîïilfieh*ôes , gtacè en bivèr,'fcn¥tl«fèè<eft <été : voila ce que ctellidi^e J â'[^ pelait tfédtrcatiotf . f u ' • Notiiautrë* -, i»Je$*mis ^«14^

tes dtè*éctàk\iondam<ii grande bom dadattégë, eMà^sbus>kB jfe* aètitœdci' proviseur, «ras Sabrons

de imposition- à notre manière contre ce despotisme absurde $t cruel* Quels bons sarcasmes nous avions contre ce tyran ! que d'excellens ridicules nous lui avens prêtés ! couine nous avons flétri cp despotisme bigot et hypocrite!

La Restauration a été détestée par les jeunes esprits ! je le crois bien , mou Dieu ! La Restauration avait repris violemment l'enfance à l'Empiré turbulent, allier et tapageur, pour .en faire «une eu- ' fa nce hypocrite i, ichrétienpe et

calme. La ftesteur^tio» avait

arrâehé aux cottégeskursaHuesà

feu et leurs tambours, pour les

remplacer par des cloches et des

missels : de là , une honte immense à nous tous , réveilles par le tambour et qui nous endormions au son de la cloche ! Et puis , ce qui était odieux , c'était de voir que les principes reçus étaient changés , pendant que les hommes ne changeaient pas. Ces hommes si pieux, c'étaient les mêmes qui avaient adoré. Vol taire sous l'Empire; ces hommfes qui

enseignaient le grec , c'étaient ks

méfiées qui ne savaient pas le

lire sous l'Empire. Ils avaient été

surpris le même jour par la foi chrétienne et par les T&cifteé grecque© de Port-Royal , et >Hs se vouaient a l'une et à Vautre «royance sans y comprendra im stul mot. Nous étions landes, •bous autres , dans cette scandatteuse époque de transition , et notre éducation s'en ressentait

tfomnie elle pouvait.

Mais , bous •autres , je parfè toujours de tnéa amis #t de moi ^ îc r es*4*4flre ; des inutiles et cUfc dangereux 5 C'est-à-dire de ceœc cjue \e ; professent* canckwra*« »u silence, de teotr'dobi te- prôi-

il —

viseur n'attendait rien au concours . général j mais ^ dis- je ,' nous étions déjà , nous outrés , assez avances pour nous inoquer de l'hypocrisie de tout ce -monde, pour la poursuivre à otitranfce de notre sarcasirie railleur; nous aMîons tofes ensemble et j*ar groupes <, moi k \to tête , et déjà

cemmetoçatit cette pénible profession dfe la crilicfufe politique et

Kttéraife dfe chaque jour à là~ quelle je devais être condamtféJ De cefe trois années passées au éôtiége; )e u'ai do^t quun son- Vett4t asste triste, 'pour ce qpaï ¥feH

garde le collège ; puis, pour ce qui est de l'amitié que nous avons farte entre nous , pour ce qui est de cette fraternité du deuxième ciel à laquelle nous nous sommes élevés entre nous, pour ce qui est de cette famille que nous nous sommes donnée entre nous, pauvres orphelins que nous étions , ob ! c'est bien là de cs& bonheurs qui compensent toutes les misères , qui font oublier tous les hypocrites , qui enchantent tous les souvenirs. Ces trois ans passés au collège ne m'ont peut-être pas appris grand 9 chose

ea fait de sciences , mais ils m'ont beaucoup avancé en fait d'amitié, cette grande science de la vie : en sortant de là, il est vrai, je ne savais ni l'histoire, ni les mathématiques, ni les langues, ni aucune espèce de littérature $ mais je savais comment on a des amis et comment on les conserve, et puis \e savais aussi, à n'en pas douter, avec combien peu de science , de mérite et de travail on devient quelque chose dans le monde : c'était avoir déjà beaucoup appris.

Hélas! cependant quand je sor-

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