L*AS DB CŒUR
Vêtu d'or, d'écarlate et de vert, tu scintilles Et ton gai flamboiement ensorcelle les filles ; Ton masque noir, pareil à celui d'Othello, Te rend impénétrable à tous ; et, rigolo, Hypocrite, voleur, fou, paillard, acrobate.
Tu sens le monde entier palpiter sous ta batte. — C'est bien réjouissant, les symboles I — Tiens, vois, Golombine apparaît à son balcon de bois.
Fraîche comme la nuit et belle comme un mythe I Il est vrai que Pierrot est là, rêvant marmite. Bouillons et rogatons; mais toi, fort proprement, D'un coup de pied tu vas broyer son fondement. — Il paraît que la pièce est bonne ; je halète. Seulement, j'ai très chaiid. Cette ouvreuse replète Me lorgne avec fureur. On crève, ici ! De l'air I Mais regardons. J'ai vu briller un brusque éclair A travers les deux trous de ton funèbre masque, Éternel séducteur des filles, plus fantasque Et plus impitoyable encore que Don Juan I Pierrot va recevoir une bâffe : pan, pan.
Il vous convulsera sa face grimacière.
Et de son dos arqué l'on verra la poussière S'envoler à grands flots. Mais voici du nouveau; Quel est le cauchemar qui hante mon cerveau?
Arlequin a tiré de sa batte une épée ; Et Colombine, rose ainsi qu'une poupée,