‹ Contes parisiens: en versChapitre 29 sur 36 · JOSEPH-FÉLIX BOUCHOR · texte numérisé non relu

JOSEPH-FÉLIX BOUCHOR

Dans ce siècle canaille où trônent des valets^ Toi seul mériterais d'avoir encor despages^ Et d'entrer, au fracas d'insolents équipages. Dans quelque flamboyant et féerique palais.

Je ne peux te donner que ces vers: reçois4es, Et dis-m'en ton avis, tout net et sans ambages. Si mon livre f assomme, arraches-en les pages, Allume ton cigare avec, et fume en paix.

206 A JOSBPH-FÉLIX BOUCHOR.

(Test pure vanité que d'écrire des contes.

Si la gloire nous vient, la gloire a ses mécomptes,

Et combien ont peiné, qui crèvent sans honneur!

Cher frère, ton destin est plus digne d'envie. Car tu ne sais rien faire : et tel est ton bonheur Que tu ne fes jamais ennuyé de ta vie»

Mai 1877.

Mais qui ne change pas7 Après f avoir vanté Pour ta paresse^ il faut que je me décarcasse Et te rime en sonnet quelque autre dédicace^ Puisque tu ne veux plus du bon farmiente^

Ainsi f te voilà peintre! et l'immortalité

T'a séduit, — Dénoûment que Je trouve cocasse;

Mais si dans ton sommeil la Beauté te tracasse,

Souffre f et fais pour le mieux! le sort en est jeté,

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