Les trois Jouvenceaux
Le cadre de l’histoire fait un peu penser à celui du Bagho Bahar. Dans ce cadre s’insèrent quatre historiettes, assez peu nouvelles.
I. La première, mettant en scène un frère qui se dévoue comme l’Abdallah des Mille et une nuits (n° 2), est le récit d’une conversion : lisant une inscription qui rappelle que, de Salomon, ce modèle de toutes les magnificences orientales, il 11e reste plus rien, notre héros renonce au monde et se livre à la vie ascétique. Ce thème de la vanité du monde est banal dans les contes orientaux. (Voir Bibl. arabe, t. V, p. 33).
II. Un jeune homme s’éprend de la favorite du féroce vizir Haggâg (Hégiage). L’intrigue est découverte parce qu’un mets farci de perles, donné à la favorite, est
Gougle
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remis par elle à son amant, qui a l’imprudence d’en offrir partie à sou associé : celui-ci le dénonce. (Voir M. N. n0!< 106, 3o2 et 3o3). Comme les coupables avouent franchement leur faute, Haggâg leur pardonne, ainsi que le calife d’un autre conte (A/. N., n° 129). L’auteur a probablement trouvé piquant de choisir Haggâg à cause de sa réputation de cruauté ; peut-être se sera-t-il inspiré des nos 204 et 2o5 des Mille et une nuits.
III. Trait de générosité à la Barmécide. On le retrouvera certainement un jour dans quelque auteur arabe. Comparer en attendant les histoires citées au n° 87 des Mille et une nuits, surtout celle que donne la Chrestomathie arabe de de Sacy.
IV. C’est, presque mot pour mot, l’histoire de Cliadul (Af. N., n° 128). On pourrait faire certaines comparaisons avec le n° i36 du tome VIII de la Bibl. arabe et les récits analogues qui y sont cités. On trouvera, au n° i53 du même tome, un autre exemple d’une funeste bonne fortune.