Le Djennad et la rivière
Un homme des Bejtni-Djennad tire son /^ sabre contre la rivière qui avait failli l'emporter.
io. Histoire de Haroun er Rachid.
Trois individus vont,dans la ville de ce prince pour y vendre de l'huile : le soir, dans une conversation, l'un désire épouser la fille du roi; le second souhaite 100 réaux; le troisième espère en Dieu.
Les gardiens qui les ont entendus, les conduisent devant Haroun er Rachid qui accomplit les désirs des deux premiers et renvoie le troisième. Celui-ci hérite en voyage, par la mort de ses compagnons, de l'argent et de la fille du roi; un jour Haroun er Rachid va dans le pays qu'il habite, et apprenant qu'il a respecté les héritages laissés par ses amis, il lui donne la fille et l'argent.
1 1 . Conte du Chasseur.
Pour ne pas répudier sa femme détestée par sa belle-mère, un chasseur s'enfuit avec elle dans le désert où il rencontre un serviteur de Dieu. Il tue ensuite sept ogres et s'établit dans leur demeure; mais sa femme le trompe avec un des ogres qui n'est pas mort et, suivant le conseil de ce dernier, envoie son mari chercher l'eau qui ressuscite et la pomme qui rajeunit. Il y réussit, grâce aux conseils du serviteur de Dieu. Sa fenime le tue et le charge sur son cheval, mais il est ressuscité par son ami qui avait gardé l'eau de la vie, et il met à mort l'ogre et sa complice.
Dans un conte arabe d'Egypte, Mo-
h'ammed l'avisé emmène sa sœur vivre dans le désert. Il tue des brigands, mais l'un d'eux, un nègre, survit et devient l'amant de la jeune fille. Celle-ci, sur son conseil, envoie son frère chercher les raisins du Paradis puis l'eau de la vie.
à son retour, il est tué par le nègre, mais son cadavre, chargé sur un âne, est rappelé à la vie par la fille du roi à qui il avait laissé un peu de l'eau miraculeuse (Spitta-bey, Contes arabes modernes n° X, Histoire du rossignol chanteur).
D'après une autre version de ce conte, la mère de Moh'ammed l'avisé devient la maîtresse d'un nègce appelé Egrim Sa'ïd, échappé au massacre que le jeune homme a fait de ses compagnons. Elle demande à son fils de lui rapporter des oranges du jardin de Garamoun le Juif, puis l'eau de la vie. Moh'ammed, après avoir réussi dans son entreprise, est égorgé par sa mère et Egrim Sa'ïd, mais la fille du roi le ressuscite en lui mettant de l'eau de la vie dans la bouche : il l'épouse et tue les coupables (Dulac, Contes arabes en dialecte égyptien^ n° IV. Journal Asiatique, janvier i885).