‹ Contes populaires berbères, recueillisChapitre 4 sur 122 · II PREFACE · texte numérisé non relu

II PREFACE

tes, puisqu'en bien des endroits, ils ont servi d'intermédiaires entre les Arabes et les populations de V Afrique centrale et occidentale. Mais les textes rassemblés par le P. Rivière et ses confrères étaient empruntés exclusivement aux Zouaouas du Jurjura, une des tribus qui, précisément, s'est tenue le plus à l'abri du contact étranger et, par suite , n'a joué qu'un rôle fort secondaire dans la diffusion de ces récits, pour la plupart venus de l'Inde.

Diverses missions dans le Sahara, en Tripolitaine, en Tunisie, en Algérie et au Maroc m'ont permis de recueillir un grand nombre de contes qui, outre leur importance linguistique, offrent de nouveaux documents pour l'histoire du folklore berbère. Les historiens arabes avaient reconnu depuis longtemps t existence de récits fabuleux dans l'Afrique septentrionale; mais, s'ils accueillaient avec une certaine crédulité les généalogies qui rattachaient les Kabyles aux plus illustres familles de la péninsule arabique, ils n'attachaient aucune importance à ces contes dont l'étude devait, de nos jours, prendre une place si considérable

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