‹ Contes populaires berbères, recueillisChapitre 5 sur 122 · PRÉFACE )I · texte numérisé non relu

PRÉFACE )I

dans l'histoire du développement intellectuel de l'humanité. a Les Berbères, dit c Ibn Khaldoun, racontent un si grand « nombre d'histoires que, si on se don- « nait la peine de les mettre par écrit, on « remplirait des volumes ». Et> à l'appui de son dire, il cite la légende suivante :

« La sœur de Yala ben Ahmed El Ifreni, « enfanta, sans avoir eu commerce avec « un homme, un fils nommé Kelman, « surnommé IbnjAWd (fils de lion), parce / *t / ce- « que sa mère l'avait conçu par l'effet de « la bave d'une bête féroce qui s'abreu- « vait dans une source d'eau chaude où « elle s'était baignée. » (Histoire des Berbères, t. I, p 2o5). Les naissances miraculeuses étaient donc un des éléments de ces contes, et sans remonter jusqu'à Hé" rodote qui fait emprunter aux Libyens par les Grecs le culte de Poséidon et d'Athénè Tritogenis, on trouvera dans des récits plus modernes des traits de superstition non moins curieux. Moh'ammed ben Yousof et son dbréviateur El Bekri tiennent de témoins oculaires que « chez les Fadela et les Benou Akidan (tribus berbères orientales, sur les

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