‹ Contes populaires berbères, recueillisChapitre 6 sur 122 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

confins de V Egypte et de la Tripolitaine) « il n'est pas rare de voir la fille qui « vient de naître, se métamorphoser en « ogresse et se jeter sur les hommes jus- « qu^à ce qu'on la lie et la garrotte ». Les sorciers A\jer étaient également célèbres au temps d'Edrisi. Les ogres (aouarzeniou, amez) jouent un rôle considérable dans les contes fantastiques berbères :

tantôt on peut les considérer comme un souvenir d'une population antérieure, ou du moins d'une race professant un culte disparu, comme les Djohala (païens) ou les Iroumien (chrétiens); tantôt ce sont des êtres purement mythologiques, analogues aux ghoules et aux 'a frites des Arabes, gardiens de Veau de la vie, de la pomme de jeunesse et d'autres talismans; parfois, lorsqu'un enchantement est rompu, ils dépouillent leur peau d'ogre pour vivre en honnêtes musulmans. Les djinns et les fées sont aussi fréquemment cités, mais il est difficile de faire la part de l'élément purement berbère dans ces contes dont beaucoup ont été empruntés aux Arabes. Cependant on peut admettre que les légendes locales, ayant pour ihéâ-

Page 1