‹ Contes populaires berbères, recueillisChapitre 50 sur 122 · LA FEMME ET LA FEE · texte numérisé non relu

LA FEMME ET LA FEE

(Bou Semghoun./

Une femme, qu'on appelait Omm Halimah, alla un jour à la rivière pour laver/à la/ cIla v^w^t^l, source ancienne. Seule, au milieu du jour, elle commençait son ouvrage, quand une femme lui apparut et lui dit : « Soyons amies, toi et moi, et faisons-nous une promesse.

Lorsque tu viendras à cette source, apportemoi du henné et des parfums : tu les jette- ' ras dans la fontaine qui donne sur le qsar.

J'en sortirai et je te donnerai de l'argent. » La femme de Bou Semghoun revenait chaque jour et allait trouver l'autre qui lui donnait des pièces de monnaie. Omm Khalifah était pauvre : lorsqu'elle se fut liée avec la fée, elle devint riche tout à coup. Les gens furent curieux de savoir comment elle avait acquis si vite de la fortune. Il y avait un

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homme riche, possesseur de grands biens :

on l'appelait Mouley Isma'il. On dit à Omm Khalifah : ■ Tu es la maîtresse de Mouley Isma'il; il te donne des pièces de monnaie. » Elle répondit : « Jamais je n'ai été sa maitresse. » Un jour elle alla à la source pour se laver, les gens la suivirent jusqu'à ce qu'elle fut arrivée. La fée alla à sa rencontre et lui donna de l'argent; les gens les surprirent, mais désormais elle ne sortit plus.

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