‹ Contes populaires berbères, recueillisChapitre 79 sur 122 · LE CHACAL IT LE CO<i · texte numérisé non relu

LE CHACAL IT LE CO<i

(i5j Le texte lagouarjelent m'a été dicté à Ouargla en t885 par El liadj Salah et a élé publié avec la transcription dans mon Manuel de langue kabyle (Textes, p. 3o-îi).

jiô' Dans les versions musulmanes de ce conte, le chacal a des scrupules religieux qui tiennent aux dogmes de l'islam : chaque prière doit êire précédée d'ablutions, et le manque d'eau l'oblige à partir, malgré la présence de l'imam. Une version en arabe vulgaire est donnée (sans indication d'originel dans le Cours pratique d'arabe vulg.'ire de M. Belliassem ben Sedira (ch. 111, /• . n' 10, le Renard et le Coq) : elle est sans doute imitée du Mostafref d'EI Abchihi (éd. de lloulaq, t. Il, p. 128; Belkassem ben Sedira, Cours de littérature arabe, p. 16). Le même sujet a éié traité par Ecli Cherichi : Le Renard et le Coq cité dans le Medjâni el Adfo (t 11, p. 79) et avec de grands développements par Ibn 'Arabchah : FakihalelKholafa.éd.Freyias, t. 1 (cf. aussi Medjâni el Addb, t III, p. y4>- Dans les Fables ésopiques (éd. Halm, n- iib, le Chien et le Coq), le renard veul donner le baiser de paix au coq, mais celui-ci le renvoie au chien : cette version est suivie d'assez près dans le roman de Renart :

Comment Maître Renart ne put obtenir de la Mésange le baiser de paix (P. Paris, Aventures de Maître Renart, p. 40-43); dans le recueil de Pogge : la Fable d'ung Coq et d'un g Regnart (A. de Montaiglon, Les Facécics de Poge Florentin, trad. par Guillaume Tardif, n° 53); par Camerarius (fable 261); Verdizotii (fab. 90); Philibert Hégémon (la Colombière, fab. 14, p. 54); Faeme, fab. 29, le Chien, le Coq et le Renard) et enfin La Fontaine (1. Il, f. i5) : le Coq et le Renard, trad. par Desbillons (Fabulae aesopiae, 1. XIV, f. 27, Gallus et Vulpecula). La version turque est identique à ces dernières iDecourdemanche, Fables turques, n° 57, le Renard et le Coq). Chez les- Slaves du sud', le sujet est un peu modifié : c'est le coq qui demande la paix au renard : toutefois, l'intervention des chiens est mentionnée (Krauss, Sa g en und Mœrchen der Sud Slaven, t. II, n* 38, le Renard et le Coq) Cf aussi Benfey, Pantschatantra, t. I, p. 3 10. Une des fables de l'anonyme de Berne (Hervieux, Fabulistes latins, t. II, p. 751) présente une ruse semblable de la part du renard qui cette fois réussit (n° 32. Vulpes et avicula).

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