VI PRÉFACE
sentaient les innombrables statues d'hommes, de sphinx et de divinités. De nombreuses descriptions de trésors souterrains nous ont été conservées , surtout dans Vouvrage intitulé les Merveilles de l'Egypte, traduit par P. Vattier et dans le Khit'at' de Maqri\y (cf. aussi Trébutien, Contes inédits des Mille et une Nuits, t. III, p. 340-365). Les choses furent poussées au point qu'il se forma des corporations de chercheurs de trésors que la trouvaille de quelques bijoux dans un tombeau suffisait à tenir en haleine (cf.
Roorda, Abu 1 ! Abbasi Amedis, Tulcnidarum primi, vita et res gesta, p. 33).
Le métier n'était pas toujours sans danger et le souvenir a été conservé de ceux qui, perdus dans les dédales et les labyrinthes d'une construction souterraine, avaient disparu ou en étaient revenus fous, punition infligée, disait-on, par le génie gardien des trésors (cf. Marcel , Contes du cheikh El Mohdy, t. //, p. .323). Les traditions yéménites parlent aussi de dépôts de ce genre enlevés à la curiosité des hommes : on prétendit, au temps du khalife Abou Bekr, avoir