‹ Contes populaires berbères, recueillisChapitre 9 sur 122 · PRÉFACE VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE VII

retrouvé le tombeau et ïépée de 'A d (cf.

El Abchihi, Mostat'ref, t. I y p. 1 1 ç). Le paradis d'Irem, Irem aux colonnes, construit par Cheddâd, fils de 'Ad, qui voulait rivaliser avec Dieu, et disparu lors de l'anéantissement des 'A dit es, fut visité au temps de 'Omar, disent les uns, de Mo'aouyah, suivant d'autres. La plupart de ces légendes sont dues au juif converti Kaab al Ahbar, qui mit au service de ses nouveaux coreligionnaires, sa science de I e mauvais aloi et les rêveries ridicules de ses anciennes superstitions (cf. Mostatref, t. II 9 p. iàç; Mille et une Nuits, éd. de Breslau, t. VIII, p. 53 g- 540; Mas'oudi, Prairies d'or, t. IV, p. #8 6' g).

Je ne fais que mentionner les villes fabuleuses en airain, en cuivre ou en or, perdues dans le Sahara, mais où parvinrent Ifriqos, Dçou'l Qarnaïn (Alexandre) et Mousa ben Nos'aïr (Mas'oudi. Prairies d'or, t. IV, p. g5; Mille et une Nuits, éd. de Breslau, t. VI, p. 48y-5o6, etc ).

Dans le Maghreb, les ruines romaines et berbères ont également frappé l'imagination des indigènes; au xin 6 siècle de notre ère t El Qa\ouini racontait la lé-

VIII TREFACE

génie suivante à laquelle avaient donné naissance les monuments de Cherchel :

« Les ruines qu'on voit à Cherchel sont a celles d'un palais construit par un roi a pour son fils, à qui les astrologues « avaient prédit qu'il mourrait de la pi- « qûre d'un scorpion. Le prince fit bâtir « le palais en pierre, pour que ces ani- « maux ne pussent s'y reproduire, ni s'y « introduire à cause du poli des colonnes « (qui soutenaient l'édifice). Mais un jour, « on apporta un panier de raisins dans « lequel se trouvait un scorpion. Le « jeune prince, en voulant prendre un « fruit, fut piqué et mourut ». Faut-il voir ici Mn souvenir de l'aspic de Cleopâtre dont la fille, Cléopâtre Sélénè, épousa le roi Juba?

Mais ce sont surtout les trésors qu'on suppose cachés dans les ruines, qui sont le sujet des traditions du pays. On connaît celles relatives au monument appelé Tombeau de la Chrétienne, entre Alger et Cherchel (cf. Marmol, L'Afrique, t. Il \ /. V, ch. xxxiv, p. 3g5 ; Mornand, La vie arabe, ch, xm; Af ¥,¥ L'Algérie, p. 102- 108; Berbrugger, Le Tombeau de la

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