LES TROIS VOLEURS
(103) J’ai publié dans mon Recueil de textes et de documents relatifs à la philologie berbère (Bulletin de correspondance africaine , 1 885, p. 416-417) le texte et la transcription de ce récit qui m’a été dicté à Tlemcen, en 1 883 , par Ah’med ben Moh’ammed de Ain Sfisifa.
(104) Ce conte existe dans plusieurs recueils orientaux; un des plus anciens est le Sirâdj el Molouk d\Et Tortouchi (éd. de Boulaq, p. 3o), où l’aventure des trois brigands forme un épisode d’un long récit intitulé Jésus et son compagnon (cf. El Abchihi, Mostat’ref, t. II, p. 352; reproduit par Belkassem ben Sedira, Cours de littérature arabe , p. 76). Il a passé dans le Roudh cr Riah’in fi h’ikayât es' S'alih'in d’El Yafi’i (éd. de Boulaq, 32 1e hist., p. 109), dans les Mille et une Nuits, (éd. de Habicht, t. XI, p. i65, Nuit, 901) où il est mis dans la bouche du vizir Er Rahouan, ministre du roi Chah bakht, et en persan (Rückert, Eine persische Er^dhlung, Zeitschrift der deutschen mor genlœndischen Gesellschaft , t. XIV). Le célèbre philosophe EIGhazzâli a aussi traité le même sujet avec quelques différences : les brigands sont remplacés par des voyageurs qui trouvent un trésor (Cf. Me'ani el adâb, t. I, p. 66-67) 11 a pénétré également dans le Soudan occidental, probablement par l’intermédiaire des Berbères; une version foulfouldé a été publiée par M. de Sanderval, dans l’essai linguis-
NOTKS
tique qui termine sa relation : De V Atlantique au Niger par le Foutah-Djallon, p. 3o8-3io.