‹ Contes populaires de la Haute-BretagneChapitre 27 sur 91 · LES PETITKS COUD^ES · texte numérisé non relu

LES PETITKS COUD^ES

suite ; je vais yous donner pour la route un panier de proYisions^ et un de mes 6cuyers vous escortera.

Crepuscule monta h cheval, et l*6cuyer I'accompagna.

Qaand ils eurent fait un bon bout de chemin, Crepuscule qui 6tait fatigu6e d*avoir dans6, dit k son conducteur :

— Je voudrais bien dormir un peu, car je n*en puis plus.

Elle descendit de cheval, et comme ils 6taient dans une forfit, T^cuyer ramassa de la mousse pour faire un lit h la princesse, et il mit sous sa tSle le panier aux provisions pour lui servir d*oreiller.

Quand elle fut bien endormie, T^cuyer, auquel le roi avait ordonn^ de tdcher d'^garer sa liile, monta k cheval et s'enfuit au galop.

En se r^veillant, Crepuscule fut bien surprise de se voir seule au milieu de la fordt; elle appela son conducteur, mais il 6tait bien loin et ne pouvait entendre ses oris. Pendant toute la joumee elle essaya de retrouver sa route, mais le soir arriva avant qu'elle filt parvenue h sortir de la for^t. Quand elle avait faim, elle mangeait les provisions de son panier et h la tombee de la nuit, elle monta dans un arbre pour voir si elle n'apercevrait pas quelque lumi^re; mais elle ne vit rien, et, de peur des bfetes feroces, elle resta dans Tarbre jusqu'au jour.

Le lendemain elle marcha encore pour essayer de sortir de la forftt ; mais elle ne put en trouver le bout ; au soir elle monta de nouveau dans un arbre pour t&cher de d6couvrir au loin quelque lumi^re ; mais elle n'en vit point, et, plus d^sol^e encore que la veille, elle passa la nuit sur Tarbre.

En s'^veillant le matin, elle apergut tout au l^in quelque chose qui brillait ; elle prit son panic

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