UE CORPS SAXS AME
II ei&it uDe f:is tri£$ Ir^rie^ qni n'aTaieni pas de pain ; ei cimnie ils d^ trc;ir^kn; ;kas d'oarrage dans leiir par?, us pardrcct ^nsen^e pour aller en chercher ailleGTs. Es aZer^ni I: in, bien loin, el arri- Terent dans onesranief ~n^i ca ils abattirentdu bois poor faire une f : see de ciLircoa.
Qoand ei.e fai laite et all j:i.ee, ils conTinrenl que rliapnn a son toar ils passeraieni ia noit aupr^s du fen pour Temp^clLer de s'eleindre. Ce fut Tain^ qui se charged de la carder la premiere nuit ; quelque temps aTanl minuit, il Til ar:ivcr un petit homme qui loidit:
— Que fais-tu 1 i ?
— Je garde ma fouee, repondit-il.
— Fais bien attention k loi, dit le nain; car h mi- . nuit le Corps sans kme Ta renir pour T^teindre ; mais n*aie pas peur de lui : si tn ne te laisses pas effrayer et si tu te defends aTec courage, il ne te fera aucun mal.
Le petit homme disparut dans la for6t; k minuit TaiD^ des fr^res tit paraitre le Corps sans kme ; il 6lait haul comme un ch^iie et il cria d*une voix i\ rendre sourd :
— Que fais-tu li, petit Ter dc lerre, poussiere de mes mains?
— Je garde ma fouce.
LES PETITBS GOUD^ES 12f
fallait pour manger : il y en avail quatre qui soutenaient an plat sur leurs ^paules, trois qui portaient une bouteille de vin, et deux qui apportaient un yerre. Et aupr&s de la Chatte blanche, il y avail beaucoup d'aulres petiles Goud^es qui allendaieni ses ordres.
Cr^puscule se mil & table, el quand elle eut mang6 tout k son aise, la Chatte blanche lui demandu si elle se trouvajt bien.
— Ah I oui, Madame, r^pondit-elle.
— H6 bien, tons les jours vous serez servie ainsi; maintenant, je vais vous montrer mon jardin.
Elle la conduisit dans un vaste enclos oh se trouvaient les arbres les plus beaux qu'on piUl voir et des fleurs de toute esp^ce :
— Yous voyez, dit la Chatte blanche, que mon jardin est grand ; vous pourrez vous promener partout h, voire guise et y cueillir des fleurs el des fruits ; seulement je vous defends d'approcher de la pi^ce d'eau qu'on voit 1^ has. Si vous me d^sob^issiez je le saurais, et vous ne tarderiez pas h. vous en repentir.
Cr^puscule assura qu'elle s'en garderait bien, et tous les jours elle se promenail dans le jardin.
Parfois pourlant elle ne pouvait s*emp6cher de regarder du c6l6 de la pi^ce d*eau, el la pens6e m^me qae c'^tait un endroit interdil lui donnait envie d'y aller ; mais elle n'osait.
Un jour que la Chatte blanche 6tail en voyage, Gr^puscule descendit au jardin suivant sa coutume, et en s*y promenant elle se trouva, sans trop y avoir pens6^ ^ peu de distance de la pi^ce d*eau.
t28 LE CORPS SANS ABIE.
— Que fais-tu 1^, petit ver de terra, poussi&re -de mes mains?
— Je garde ma fou6e, rfpondit-il en tremblant.
— Je veux r^teindre, dit le g6ant ; laisse-moi faire ou je te hacherai menu comme chair h p&t6.
Le petit gargon s'61oigna, car il avail peur, et le Corps sans ^me 6teignit la fou6e.
Quand les deux ain6s arriv^rent au matin, ils dirent k leur fr^re qu'il 6tait un petit propre k rien, puisqu'il n'6tait m6me pas capable de garder le feu.
— Si vous me grondez iant, r6pondit-il, je vais m'en aller tout seal chercher fortune, et vous laisser (ous deux ensemble.
— Va, va, lui dirent-ils, tu ne ferais que nous embarrasser.
II les quitta, et se mit en route sans trop savoir oh il irait. Comme 11 passait sur le bord d*un 6tang, il vit une lavandi^re, h laquelle il souhaita le bonjour. Ci'^tait la femme du Corps sans kme ; mais elle 6tait €hr6tienne comme le jeune garQon.
— Pourriez-vous, lui dit-il, m'indiquer un endroit oil je trouverais de Touvrage et du pain? Je voyageais avec mes fr^res, et ils m*ont chass6 parce que j'ai laissS un g6ant ^teindre leur fou6e.
— Viens avec moi au chateau, lui r6pondit-elle ; tu y trouveras k manger et k boire autant qu'il te fera plaisir. Le Corps sans ^me, mon mari, dort vingtquatre heures de suite sans s*6veiller, et il n'y a pas iongtemps qu'il est endormi.
— Pourquoi, demanda-t-il, appelez-vous votre mari Corps sans kme ?
C'est, r6pondit-elle, parce qu'il a un lion ef-