LE BERGER QUI EPOUSA LA FILLE DU ROI
elait h sasser du bl6 noir pour faire de la galette ; elle m*a tress6 une corde avec le bran.
— Cela se peut bien, Jean.
— G'est.bien vrai, ma princesse. Je descendis au loDg de la corde ; mais elle u'^tait pas assez longue; il s'en manquail plus de quarante pieds; je me suis laisse tomber, et ma t6te s'est enfonc6e dans la terre entre deux cailloux. Jamais je n'ai pu arracher ma t^le; il m'a fallu aller au moulin voisin chercher des marteaux pour casser les cailloux et retirer ma t^te. Quand je revins, il y avail des corbeaux qui 6taient k h manger ; je leur ai jet6 mes marteaux, et il a vol6 plus gros de plumes que votre chateau.
— Cela se peut bien, Jean.
— C'esl bien vrai, ma princesse. Pendant que j'^lais au moulin, onvenait d*arr6ler un voleur ; je ne I'ai dit h personne autre que vous-; mais c'^tait votre frere qui 6tait le voleur.
— Tu en as menti, Jean, s*6cria la princesse; je n'ai pas de frfere.
Le roi, qui 6tait h les 6couter, sortit de sa cachette et dit II Jean :
— Tu es fin toi, et tu as r6ussi : tu auras ma fllle. lis se mari&rent, eton fit des noces comme jamais
on n'en a vu ni avant ni depuis.
Cont6 en 1880 par FranQois6 Guinel, de Saint-Cast, kg6e de 43 ans, femme de Frangois Renault, p6cheur.