L'INSTRUCTION ET LE JUGEMENT
II y avail une fois un garQon qai se gagea comme domestique dans une m^tairie ; il 6tait Mte, bdte comme tout, aussi b^te que Jean le Diot. Quand on lui commandait quelque ouYrage, on pouvait 6tre stir qu*il le faisait tout de travers.
Un jour, son maitre lui dit :
— Nous avons pr6par6 un champ hier, tu vas y seiner du bl6 noir.
Le gargon prit un sac de pommes de terre, et alia les semer dans le champ; quand il arriva au soir son maitre lui dit :
— H6 bien, Jean, as-tu fait ton ouvrage ?
— Oui, notre maitre, r^pondit-il, j'ai sem^ de bonnes pommes de terre.
— Ah I s'6cria le fermier, tu fais tout k rebours ; je ne sais ce qui m'emp^che de te battre, tu partiras d'ici demain matin.
Le lendemain, le pauvre domestique prit au bout d'un b^bn un petit paquet qui contenait ses hardes et il s*en alia. Comme il passait par la for^t, il vit un ^pervier qui poursuivait un chardonneret. II ramassa une pierre et la jeta k T^pervier qu'il tua raide. Alors il vit le chardonneret se poser sur un buisson, et, h Tinstant, au lieu du gentil petit oiseau, il vit une dame belle comme une Ke — c*en 6 tail une — qui lui dit :