‹ Contes populaires du Soudan égyptienChapitre 23 sur 24 · Deugdit : variante · texte numérisé non relu

Deugdit : variante

grandes possessions, il lui donna des fusils, beaucoup de bonnes choses à manger et de splendides habillements.

En grandissant, le petit enfant noir commença à demander à sa mère de lui faire

des présents, mais elle ne put lui donner rien autre qu’une lance.

Voyant que sa mère était trop pauvre pour lui donner autre chose, il décida d’aller trouver son père Gurungdit pour qu’il lui donnât toutes sortes de bonnes choses, ainsi qu’il avait fait pour son frère et il partit vers le tukul de son père.

Lorsque Gurungdit vit cet enlant et apprit qu’on l’avait trompé, il se mit dans une grande colère et refusa net de faire droit à la demande de l’enfant.

« Alors, dit celui-ci, s’il en est ainsi, je vais m’asseoir en cet endroit devant ta porte jusqu’à ce que tu m’aies donné ce que je demande! »

Et ainsi, tous les soirs, lorsque Gurungdit allait se coucher, il trouvait l’enfant assis devant sa porte, et tous les matins, loisqu’il sortait de la hutte, il retrouvait l’enfant noir toujours assis au même endroit.

A la fin, importuné de cette persistance,

Gurungdit lui fit cadeau d'un petit veau femelle.

Voilà pourquoi les Dinka n'ont que des bestiaux et des lances, tandis que les Anglais ont des fusils et des habits de toutes sortes, de bonnes choses à manger, ainsi que tout ce qui est bon dans la vie.

Page 1