Coureurs, palefreniers; valets d'écurie
point que ses deux belles-sœurs en éprouvèrent une grande jalousie et ne purent cacher leur dépit.
Le sultan se plaça à table et invita ses fils et ses brus à prendre place.
Dès qu'on découvrit le plat de riz', la femme de Chater-Mouhammed prit le plat tel qu’il était et le versa sur sa propre tête.
Chaque grain de riz se transforma en autant de perles fines, qui-coulant le long de ses cheveux et de ses habits, s’éparpillèrent par terre sur le tapis, autour de la princesse.
Le plat du mouloukhièh ? qu’elle se versa également sur la tête se transforma en une infinité d’'émeraudes de toutes Îles grandeurs et des plus belles couleurs vertes.
Tandis que le sultan admirait ces prodiges,
1. Le pilaw, en arabe roux; moufalfil, est toujours servi à la fin du repas, souvent seul, quelquefois avec du lait caillé ou du mouloukhièh. Il indique que le diner est terminé.
2. Corchorus trilocularis, famille des tiliacées. Herbe dont on fait une soupe verte et mucilagineuse au bouillon de poulet et à l'oignon. On le mange généralement en y trempant son pain et quelquefois en le mélangeant avec ie riz.
lès servantes avaient apporté d’autres plats de riz et de mouloukhrièh. :
Les deux princesses aînées voulurent imiter la princesse cadette et à leur tour étonner leur beau-père. Mais le riz que la princesse aînée s'était versé sur la tête, se colla à ses cheveux, qui furent graissés par le beurre, et le mouloukhièh tacha le visage et les vêtements de la seconde princesse de grandes marques vertes, gluantes et horribles à voir.
Le sultan, dégoûté, se leva de table, renvoya ses deux brus aînées et pria la troisième de rester pour lui tenir compagnie.
Les deux. princesses aînées, honteuses et dégoûtantes, sortirent accompagnées des princes leurs époux. Chater-Mouhammed sortit également pour les reconduire.
Un moment après, la troisième princesse, tout en causant avec le sultan, fut prise d’une grande inquiétude de ce que son mari ne rentrait pas. Tout à coup, elle sentit comme une odeur de peau et de corne qui brûlait.
Elle se leva précipitamment., courut de toutes ses forces, rentra chez elle et vit avec chagrin que sa peau de tortue brüûlait !
.. Le prince Chater-Mouhammed qui y avait mis le feu lui-même, la consola aisément et la décida à rester depuis tout simplement une bonne et belle princesse | | Elle consentit, ne pouvant faire autrement.
Ils s'aimèrent et eurent beaucoup d'enfants.
TT TT STE TETE Tr