‹ Contes populaires inédits de la vallée du NilChapitre 4 sur 39 · ÉTUDE SUR LES · texte numérisé non relu

ÉTUDE SUR LES

kalife fatimite d'Égypte, est expliquée par sa retraite dans un couvent copte où il serait mort en odeur de sainteté‘.

De même que les Égyptiens, les Coptes,

dans leurs contes, essayent de se venger par

l'esprit, de l'ignorance et de la tyrannie de

leurs maîtres étrangers.

En voici un exemple :

& Un Copte était employé en qualité de scribe chez un bey mameluk.

» À la fin du mois, en lisant ses comptes au bey, il arrive à un passage où ilétait dit :

» — Pour ferrer les chameaux et pour tondre les chevaux : fant.

» Le bey, étonné, l'arrête :

» — Je ne savais pas, dit-il, qu'on ferrâtles chameaux et qu'on tondît les chevaux.

» Le scribe, déposant ses livres aux pieds du bey, lui dit :

» Monseigneur est trop savant pour moi ; qu'il me donne mon congé, je ne suis pas digne de le servir. »

Parmi les gens du peuple, même entre

1. Voir : Revue d'Égypte, n° 1, Caire. La conversion du Calife El-Hakém au Christianisme.

hommes seuls, et en public la décence est de rigueur.

Les récits ne deviennent indécents, graveleux et même crapuleux que lorsqu'on conte pour gagner de l'argent, et en particulier ; mais le conteur qui s'amuse en amusant ses semblables, l'artiste, le dilettante, est tout différent du conteur de profession, car il ne conçoit pas un conte grossier dans le sens de l’indécence.

Ces observations s'appliquent tant aux

hommes qu'aux femmes qui ont le don de conter.

PREMIER GROUPE

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