‹ Contes populaires malgaches: recueillis, traduits et annotésChapitre 4 sur 117 · PREFACE ~ III · texte numérisé non relu

PREFACE ~ III

Le caractère des animaux des contes populaires est assez variable. Ils ne conservent généralement pas dans les différentes fables où ils jouent un rôle, le même esprit de ruse ou d'adresse dont ils ont fait montre dans Tune d'elles. Le rat qui est mangé par le chat dans le n° 2, prend sa revanche en faisant brûler (n° 3) son ennemi. Il abuse ensuite (n° 4) de la confiance du chien, qui à son tour (n° 6) se jouera du corbeau. Le chat sauvage seul paraît destiné à être toujours victime. Une première fois, le chien le fait tuer parce qu'il avait dévoré le coq (n° 7), leur frère par alliance; puis, c'est le hérisson qui échappe à sa vengeance (n° 8) après l'avoir cruellement mystifié. Le Takatra, espèce de huppe de Madagascar, ne rappelle en rien dans les contes la répulsion dont il est l'objet dans la vie réelle. Les Malgaches craignent cet oiseau qu'ils disent être de mauvais augure et font même figurer son nom dans l'expression suivante ; Sakanan' takatra, être arrêté par un takatra qui vole en travers du chemin, c'est-à-dire voir ses projets arrêtés par un obstacle. Les fables malgaches lui attribuent un rôle peu flatteur par l'ingratitude dont il fait preuve

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