IV *. PREFACE
envers le Tsintsina qui Ta débarrassé du hibou (n° 9). Ce dernier, convoqué à une réunion des oiseaux pour élire, un roi, prétexte l'accouchement de sa compagne (n° 1 9) pour ne pas s'y rendre pendant le jour. Il en est puni par la résolution prise par ses congénères de le traiter en ennemi. Le hibou passe pour être le commensal attitré des sorciers malgaches.
Les contes n os 6, 14 et 19 ressemblent d'une façon si frappante aux trois fables de la Fontaine qui leur correspondent, que j'ai eu d'abord quelques doutes sur leur caractère malgache. Les missionnaires catholiques ont, en effet, traduit en malgache, en les adaptant aux mœurs du pays, un certain nombre de fables de la Fontaine; et je craignais que celles-ci ne fussent du nombre.
Le conte n° 6, Le Chien et le Corbeau, est surtout remarquable par sa ressemblance parfaite avec Le Renard et le Corbeau de notre grand fabuliste. Mes doutes ont été levés par l'affirmation d'indigènes âgés et absolument illettrés, qui connaissaient ces contes de longue date et n'avaient par conséquent pas pu les emprunter au recueil publié par les Pères Jésuites.