LES DEUX FRERES IOI
à un de ses serviteurs pour rélever en secret et il veut maintenant faire croire qu'on l'a retrouvé par hasard. Je ne puis pas accepter cela; d'après notre contrat, nos enfants mâles devaient être tués; il faut donc que celui-ci meure. » Et il se dirigea vers la case de son frère. Au même moment, Ratananomby disait à ses parents : « Laissez-moi partir, parce qu e mon oncle va être fâché de me retrouver vivant. » — « Nous te préférons à lui, répondirent le père et la mère; reste. » L'aîné arriva sur ces entrefaites. « Pourquoi n'as-tu pas exécuté l'engagement que nous avions pris ensemble, dit-il. » — « Père, dit Ratananomby, si mon oncle ne désire ma mort que pour hériter de tes biens, abandonne-les lui. Je suis riche, si riche qu'il me serait impossible de dépenser toute ma fortune. » L'aîné essaya alors de tuer Ratananomby. Celui-ci ne se défendit d'abord pas; puis il répondit à l'attaque de son oncle par un seul coup qui l'étendit raide mort. L'aîné fut enterré en grande pompe aux frais de son neveu.
De là, le proverbe suivant : Chacun reçoit la récompense ou la punition de ses actes.