‹ Contes populaires malgaches: recueillis, traduits et annotésChapitre 65 sur 117 · LES SEPT FRÈRES · texte numérisé non relu

LES SEPT FRÈRES

ensuite le père; si tu peux les labourer, tu épouseras ma fille. » L'aîné commença à labourer les rizières, mais il ne put terminer le travail qu'on lui avait donné à faire ; et il retourna l'avouer au chef de famille : « Je vais jeter une perle, dit encore celui-ci, dans une mare ; si tu la rapportes, tu épouseras ma fille. » L'aîné ne put pas la retrouver. « Voici maintenant la dernière chose que je te demande de faire pour obtenir la main de ma fille : voici ma fille et sa mèrf, si tu devines laquelle des deux est Ramitoviamandreniny, tu pourras l'emmener avec toi et l'épouser. » L'aîné se trompa et prit la mère pour la fille. Découragé, il allait retourner chez lui, lorsque ses frères arrivèrent : « Hélas, leur dit-il, j'ai échoué. Vous serez bien adroits si vous réussissez. » Les autres frères firent successivement leur demande au père de Ramito,viamandreniny; ils furent soumis aux mêmes épreuves que l'aîné; mais aucun d'eux n'obtint la main de la jeune fille. Le plus jeune frère, Faralahy, ne s'était pas encore présenté. Il était parti de chez lui pour aller chercher Ramitoviamandreniny, lorsque, sur son chemin, il rencontra une mouche : « Où vas-tu, Faralahy, lui dit celle-ci? » — « Je vais me marier avec Rami* toviamandreniny. » (Faralahy plus avisé que ses frères, avait préparé pour son voyage du miel, du riz blanc, des patates, du manioc, du son, du

riz etc.) — « Je te la ferai épouser, Faralahy, reprit la mouche, si tu me donnes un peu de miel. » Faralahy s'empressa de satisfaire cette demande; et la mouche, heureuse d'avoir obtenu du miel, ajouta : « Lorsque le père de celle que tu veux épouser te demandera de désigner laquelle des deux femmes est sa fille, appellemoi, je me poserai sur la joue de Ramitoviamandreniny pour te la désigner. » — « Bien », répondit Faralahy, et il continua son chemin. Peu après, il rencontra une guêpe : « Où v^-tu, lui dit celle-ci? » — « Je vais, répondit-il à la recherche de Ramitoviamandreniny pour l'épouser. » — « Donne-moi un peu de miel, reprit la guêpe, et je t'indiquerai un moyen pour arriver à tes fins. » Faralahy donna du miel. « Lorsque le père de Ramitoviamandreniny, ajouta la guêpe, te demandera de désigner la vache de son troupeau qui a vêlé la première, appellemoi et je te l'indiquerai en me posant sur sa tête. » — « Bien », dit Faralahy; et il continua son chemin. Puis il rencontra une alouette :

« Donne-moi du riz blanc, lui dit celle-ci, et je te ferai obtenir Ramitoviamandreniny pour femme. » Faralahy donna du riz. L'alouette ajouta : « Lorsque le père de celle que tu veux épouser te demandera de ramasser du riz qu'il aura jeté à la volée dans un champ, appellemoi et j'irai te le ramasser moi-même. » —

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