‹ Contes populaires malgaches: recueillis, traduits et annotésChapitre 66 sur 117 · LES SEPT FRERES IO · texte numérisé non relu

LES SEPT FRERES IO

« Bien », dit Faralahy ; et il continua son chemin. Puis il rencontra un porc : « Où vas-tu, Faralahy, dit celui-ci ?» — « Je vais chercher Ramitoviamandreniny pour l'épouser. » — « Jettemoi quelques patates et un peu de manioc, et je te la ferai obtenir. » Faralahy s'empressa de satisfaire à la demande du porc. Celui-ci reprit : « Lorsque le père de Ramitoviamandreniny te demandera de préparer ses rizières, appellemoi, et je construirai les bordures en terre qui servent à y maintenir l'eau. » — « Bien », dit Faralahy; et il s'éloigna. Puis voyant un étang il alla s'y baigner : « Où vas-tu, Faralahy, lui demanda un grèbe? » — « Je vais chercher, répondit-il, Ramitoviamandreniny pour l'épouser. » — « Donne-moi du riz blanc, reprit l'oiseau ; et je te la ferai épouser. » Faralahy donna du riz. « Lorsque le père de celle que tu veux épouser, reprit le grèbe, te demandera d'aller chercher une perle au fond d'un étang, appelle moi; j'irai la chercher. » — « Bien », dit Faralahy ; et il s'éloigna. Arrivé dkez le père de Ramitoviamandreniny, il lui dit : « Maître, je viens pour prendre ta fille pour femme. » — « Avant que je réponde favorablement à ta demande, répondit celui-ci, allons ensemble dans les champs. » Lorsqu'ils furent arrivés dans la campagne, le père jeta du riz blanc à la volée : « Si tu peux compter ces grains de

riz sans te tromper, dit-il à Faralahy, tu épouseras ma fille. » Faralahy appela l'alouette. Celle-ci arriva et ramassa les graines de riz. Elle les compta et les apporta à Faralahy qui les rendit au père de la jeune fille. Ce dernier stupéfait dit : « Peut-être épouseras-tu ma fille. » Il ajouta ensuite : « Viens me désigner qu'elle est, dans mon troupeau, la première vache qui a vêlé, et tu épouseras ma fille. » Et il montra ses vaches à Faralahy. Celui-ci appela doucement la guêpe. Elle arriva et se posa sur la tête de la vache qui avait mis bas la première. Faralahy la montra immédiatement au père de Ramitoviamandreniny. Celui-ci, très étonné, dit : « Tu deviendras peut-être mon gendre. » Puis il ajouta : « Je vais jeter cette perle dans l'eau ; il faut que tu la retrouves ; la main de ma fille est à ce prix. » Et il retourna chez lui. Faralahy appela le grèbe qui se présenta immédiatement. « Grèbe, dit-il, apportemoi la perle qu'on vient de jeter dans cette eau. » L'oiseau la trouva et la remit à Faralahy qui la porta au père de la jeune fille : « Je crois de plus en plus, dit ce dernier, que tu épouseras Ramitoviamandreniny. Tu vois ce grand champ, ajouta-t-il ensuite ; fais-en une rizière prête à recevoir la semence du riz; et je te donnerai, je te le promets, la main de ma fille. » Faralahy alla dans la campagne et appela le

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