PREFACE VII
Madagascar. Lyon, 1886, in-8°, p, 23-24) nous aprend au contraire que, « d'après la légende la plus accréditée, le fils de Borahy épousa, en 880, la fille d'un Arabe qui avait guerroyé contre les khalifes. Il s'ensuivit une fusion des castes où domina peu à peu l'élément hétérogène de Zanguebar ». Les Sainte-Mariens auraient donc une origine musulmane et non israélite. L'erreur qui s'est produite à leur sujet, est facilement explicable par la communauté aux Musulmans et aux Juifs de certaines pratiques sémitiques.
La légende du Ravinala (arbre du voyageur (n° 38), qui se trouve dans l'enceinte des cimetières, donne la mesure du respect que professent les Malgaches pour les morts.
Aucun d'eux ne se risquerait à s'approcher des tombes après le coucher du soleil, de peur d'être aperçu par les âmes des décédés qui retournent quelquefois auprès de leur corps, quand la nuit vient. Les feux follets qui se produisent très fréquemment dans les pays chauds ont dû contribuer pour beaucoup à accréditer cette superstition à Madagascar. La tradition qui donne babakoto (lémurien à courte queue, ÏIndris brevicau-