VIII PREFACE
datus de Geoffroy Saint-Hilaire) pour ancêtres à quelques tribus malgaches n'est pas particulière à Madagascar. Certaines peuplades africaines voient dans les singes des descendants des premiers hommes qui ont perdu volontairement Pusage de la parole pour ne pas être réduits en esclavage et obligés au travail.
Les contes de la quatrième partie, Contes divers, ont en général une tendance satirique. Ils montrent jusqu'où peuvent mener l'avarice et la gourmandise, ou plus exactement la gloutonnerie, ces deux vices malgaches par excellence. Le jeune paysan du conte n° 45 obtient la main d'une riche et belle héritière en donnant une piastre (5 francs) à son esclave qui lui demande quelque argent pour acheter du riz. Ce don d'une piastre est considéré par la jeune fille comme Pindice d'une grande fortune, et elle consent immédiatement à s'unir à l'auteur de cette libéralité. Kotokofafa (n° 47) ne peut épouser sa femme qu'après lui avoir montré ses richesses; la gourmande (n° 48) quitte le toit conjugal parce que son mari, croit-elle, n'a pas eu sa part de viande au-repaSEdes funérailles. Le père-de famille -qtii câîïfë so«-