‹ Contes populaires malgaches: recueillis, traduits et annotésChapitre 85 sur 117 · Cinquante francs · texte numérisé non relu

Cinquante francs

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ses esclaves furent émerveillées en voyant ses champs et ses rizières. Tout ce qu'elle pouvait désirer avait été préparé d'avance et se trouvait à sa disposition. Au moment où ses esclaves devaient piler le riz pour le décortiquer, ils dirent au jeune homme : « Quelle espèce de riz faut-il piler, maître ? dans quel silo faut-il le prendre? du riz à gros grain, ou du riz rojo? 9 — a Pilez le meilleur, répondit-il. » La jeune fille était de plus en plus étonnée. Au bout d'une semaine, le jeune homme lui dit : « Mademoiselle, je cherche à devenir votre mari. Que pensez-vous de cela? si vous acceptez, nous irons devant votre père et votre mère, et je vous demanderai en mariage. Je vous donnerai l'arrière-train du mouton x , et nous serons mariés. » La jeune fille accepta. Ils allèrent ensemble chez les parents de la jeune fille pour donner l'arrière-train du mouton. Les parents consentirent volontiers à cette union qui devait rendre leur enfant heureuse. L'arrière-train du mouton offert, on célébra le mariage conformément aux us et coutumes du pays. Le jeune homme alla ensuite réclamer aux riches du village la somme qu'ils lui avaient promise en cas de réussite auprès de leur belle compatriote. Ceux-ci s'empressèrent de verser les cinquante

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