‹ Contes posthumes d'HoffmannChapitre 65 sur 179 · OPINION DE C. M. DE WEBER SUR HOFFMANN · texte numérisé non relu

OPINION DE C. M. DE WEBER SUR HOFFMANN

« On pourrait demander au texte de Popéra d'Ondine un peu plus de liaison intime et de clarté dans Texposition.

c( Le compositeur n'en a mis que plus de clarté et de précision dans la couleur de Topéra. Cette œuvre semble vraiment faite d'un seul jet^, et je ne me souviens pas.

durant de fréquentes auditions, que jamais aucun passage m'ait arraché une seule minute au cercle des magiques images que Tartiste évoquait dans mon âme. Oui^ Fauteur tient si puissamment éveillé du commencement à la fin^ l'intérêt par le développement musical^ qu'après la première audition on a réellement saisi Tensemble^, et le détail disparaît dans la naïveté et la modestie de Fart.

(( Avec un renoncement rare et dont celui-là seul comprendra parfaitement la grandeur^ qui sait ce qu'il en coûte de sacrifier le triomphe d'un succès momentané^ M. Hoffmann a dédaigné d'enrichir quelques morceaux aux dépens des autres ; ce qu'il est si aisé de faire en attirant l'attention sur eux par une étendue et une exécution plus larges qu'il ne leur appartient comme membres de Tœuvre entière. L'auteur avance toujours^ visiblement guidé par cette aspiration unique d'être toujours vrai et d'élever sans cesse l'action dramatique au lieu de l'arrêter ou de l'enchaîner dans sa marche rapide. Si divers et si vivement dessinés que se présentent les différents caractères des personnages^ il y a cependant quelque chose qui les enveloppe et se fait sentir par-dessus tout /c'est cette vie fabuleuse^ pleine de fantômes^, et ces doux frissonnements de terreur qui sont le propre du fantastique. Kûhleborn est le plus puissamment mis en relief par le choix des mélodies et par l'instrumentation qui, ne le quittant jamais, annoncent son approche sinistre. Kûhleborn apparaissant, sinon comme le Destin lui-même, du moins, comme le plus intime exécuteur de ses volontés, c'est aussi parfaitement juste. Après lui vient Ondine, la charmante fille des flots, dont les vagues sonores tantôt voltigent et

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