CHAPITRE X
graphie des musiciens courent grand risque de n'être crues de personne :
« Il sera toujours difficile de juger le mérite d'Hoffmann comme compositeur, parce que la plupart de ses productions sont perdues. (Elles ne sont pas perdues.) Son grand opéra intitulé Ondine est à peu près le seul ouvrage que les connaisseurs ont pu apprécier^ parce qu'il a été représenté dans une grande ville où se trouvaient plusieurs musiciens distingués : mais le succès ne répondit ni à son attente, ni à celle de ses amis. Les critiques que cet ouvrage lui suscita excitèrent sa bile et ses sarcasmes ; mais , après le premier accès de sa mauvaise humeur, il retira sa partition et ne voulut jjIus en entendre parler. Il y avait dans cette production de certaines parties où l'on apercevait du génie; mais le décousu, le disparate, le défaut de conception et de plan s'y faisaient voir de toutes parts; et le jugement des meilleurs critiques fut qu'un pareil ouvrage ne pouvait être classé parmi les compositions qui font époque dans l'art. »