‹ Contes posthumes d'HoffmannChapitre 78 sur 179 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Fragments de lettres d'Hoffmann à »e» anm.

Il est au moins inutile d'analyser les fragments de correspondance qui vont suivre : mon but a été de montrer Hoffmann dans diverses situations et dans les divers états de la société où l'entraînait son génie. Tour à tour il apparaît tel qu'on Tentrevoit dans ses œuvres quand on sait les lire, mais cette fois dépouillé de toute enveloppe et accusant son moi sans détour : le cœur plein d'amitié, d'amour de la femme, d'affection pour sa mère, d'amour pour la musique, la peinture, le théâtre et la littérature. 11 avait toutes les aspirations aux sentiments de famille comme il avait l'aspiration du beau dans tous les arts. S'il eut quelque haine, et encore est-il plus juste de dire quelque satire, ce fut seulement contre l'étude du droit. Le métier qui devait lui donnner du pain bien maigrement, et par intervalles, lui pesa toujours violemment.

Il y a peu d'amourettes, de caprices, de légères et folles affections dans la vie d'Hoffmann; aussi ai-je recueilU avec soin la lettre concernant la rencontre du marchand de boutons en voyage , qui semble presque un chapitre du Voyage sentimental; mais Hoffmann est autrement sérieux en amour que Sterne : il ne connaît pas le badinage, et de même qu'à tout ce qu'il touche, c'est avec une conviction profonde et souvent douloureusement sarcastique qu'il parle de la femme.

A quoi bon continuer plus longtemps d'effleurer cette correspon-

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