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XIV NOTICE

le crayon presque aussi bien que la plume, il était le type de cette noblesse du XVIII e siècle, spirituelle, galante, philosophe, légère, ayant beaucoup de défauts peut-être, mais aussi beaucoup de qualités. Du Boufflers de cette époque, du Boufflers cPAline, îl n'y a eu et il n'y aura jamais qu'un portrait ressemblant*, celui que traçait alors de lui le chevalier de Bonnard dans ces vers charmants :

Tes voyages et tes bons mots, Tes jolis vers et tes chevaux, Sont cités par toute la France ; On sait par cœur ces riens charmants Que tu produis avec aisance; Tes pastels frais et ressemblants Peuvent se passer d'indulgence.

Sois plus amoureux que jamais; Peins en courant toutes les belles, Et sois payé de tes portraits Entre les bras de tes modèles.

Les voyages tinrent une grande place dans la vie de Boufflers, et c'est un peu partout qu'on le rencontrait: en Allemagne, en Silésie, en Poméranie, en Pologne, en Angleterre, à Ferney. Ce voyage de Ferney est l'un des plus intéressants par les lettres très-vives et trèsspirituelles dont il devint l'occasion, et qui, publiées dès 1770, eurent le plus grand succès. La Harpe les compte parmi les plus agréables productions de leur auteur, et les éditeurs de la Correspondance de M m * de Sabran affirment qu'il en existe d'autres inédites plus piquantes encore. Boufflers avait

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