SUR BOUFFLERS XIX
sauvretnent, ni par genre, ni par ordre. Lorsqu'il se rendit, en 1771, en Pologne, auprès des confédérés luttant contre Catherine II, il y était porté par une généreuse sympathie pour une noble came.
Aveuglé par sa partialité pour l'impératrice de Russie, Voltaire ne vit dans cette excursion que l'escapade d'un jeune fou. La postérité n'a pas confirmé ce jugement de Voltaire, et elle proteste contre ce passage d'une de ses lettres :
« Si je questionnais le chevalier de Boufflers, je lui demanderais comment il a été assez follet pour aller chez ces malheureux confédérés, qui manquent de tout, et surtout de raison , plutôt que d'aller faire sa cour à celle qui va les mettre à la raison. Je supplie Votre Majesté de le prendre prisonnier de guerre; il vous amusera beaucoup : rien n'est si singulier que lui et quelquefois si aimable. Il vous fera des chansons; il vous dessinera, il vous peindra, non pas si bien que mes colons de Ferney vous ont peinte sur leurs montres; mais il vous barbouillera. Le voilà donc, ainsi que M. de Tott, protecteur de Mustapha et de l'Alcoran! Pour moi, Madame, je suis fidèle à l'Église grecque, d'autant plus que vos belles mains tiennent en quelque façon l'encensoir *. »
Cependant, avec les années, au peintre cf Aline,
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