XXII NOTICE
fondement sensible et que le mérite uni à la grâce pouvait le fixer; il a épuisé, dans sa première jeunesse, tout ce que la légèreté, la plaisanterie, ont de piquant; il a réservé la raison pour Page mûr *. »
Revenu du Sénégal en 1 787, à la veille des États généraux, sa réputation de militaire, et mime d'homme politique, s'était accrue sans que sa célébrité littéraire en souffrît» Nous le trouvons à cette époque toujours sous le nom de chevalier de Boufflers, quoiqu'il eût perdu son frère aîné, U marquis, en 1774 »,
t. Mémoires de Genlls, Pari*, 18a 5, t. H, p. 353.
2. Le 5 septembre. II était né le 10 août 1736. Voir la Correspondance de M"** du Deffand, publiée par M. de Sainte-Aulaire (Paris, 1867, t. III, p. 146). Outre ce frère «né, Boufflers avait une soeur cadette (Louise-Julie), née la i3 août 1741, mariée en 1760 à Louis-Bruno de Bois* gelin, comte de Cicé, frère de l'archevêque d'Aix. Elle était dame d'honneur de Madame Victoire, et mourut, ainsi que son mari, sur i'échafaud révolutionnaire, le 8 juillet 1794. Si nous en crojons M m * de Genlis, elle ne tenait pas de la famille, par l'esprit du moins : « La marquise de Boufflers était spirituelle et piquante; sa fille, M me de Ctcé, qu'on £0 a depuis appelée M 1 ** de Boisgelin, n'était ni l'une ni l'autre, ce qui, dans cette famille, «Tait l'air d'une distraction. » (Mémoires de Genlit % Paris, 181 5, t. II, p. 65.) Pour compléter le tableau de la famille du chevalier, il faut nommer encore ses oncles, le prince de Beauvau et le chevalier de Craon, et ses tantes, la marquise de Bassompierre, la duchesse de Mirepoiz et la princesse de Chimay, avec ses deux filles, la comtesse de Caraman et la vicomtesse de Cambis. Cette dernière (Gabrielle-Charlotte-Françoise d'Alsace d'Hénin-Liétard , née le a S juin 1739» mariée le 18 novembre 1755 à Jacques-François de Cambis) mourut