SUR BOUFFLERS XXIII
fréquentant beaucoup le salon de l'hôtel La Rochefoucauld, où la célèbre duchesse d'Enville réunis* sait des économistes comme Turgot et ses amis, des gens de lettres et des philosophes comme d'Alembert, des pottes comme Delille. M. de Ségur, qui l'y rencontra, raconte ainsi l'impression heureuse qu'il en reçut ; « Aucun livre n'aurait pu m' apprendre ce que me faisaient connaître, en peu de conversations, Marmontel et La Harpe sur les formes du style, sur les moyens secrets de l'éloquence, Boufjlers sur l'art d'amener naturellement un trait piquant et heureux,
dtns rémigration, à Richmond, en janvier 1809. Elle était célèbre par son esprit. La duchesse de La Vallière, son amie, l'a peinte ainsi : « Non, non, Madame, je ne ferai pas votre portrait... Vous avez une manière d'être si noble, sifière, si piquante, si délicate, si séduisante; votre gentillesse et vos grâces changent si souvent pour n'en être que plus aimables, que l'on ne peut saisir aucun de vos traits, ni au physique ni au moral.» {Letters of H. WalpoU, tdited by P. Cunningham ; London, 1857, t. V, p. 192.) A ce portrait on peut opposer celui qu'en a tracé M** de Genlis, qui ne l'aimait pat : « Elle avait tous les genres de prétentions ; elle était fort marquée de la petite vérole ; ses traits étaient communs, sa taille assez belle ; elle avait l'air le plus dédaigneux et le plus impertinent qu'on ait jamais osé porter dans le monde. Ses amis prétendaient qu'elle avait beaucoup d'esprit et le talent de dire des mots ingénieux. Elle faisait, dit-on, de fort jolis vers.» (Mémoires de Genlb , Paris, 182 5, t. II, p. 33.) Quanta la mère de Boufflers, devenue veuve le a février 175a, elle mourut en 1787, pendant le %éjour de son fils an Sénégal. Les armes des Boufflers étaient : d'argent, à 9 croix rtcroiuttéc» de gmules, l, 3 et $, et 3 mtrUttet *us$l de gueula, 2 et 1.