‹ Contes. Précédés d'une noticeChapitre 23 sur 42 · XXIV NOTICE · texte numérisé non relu

XXIV NOTICE

M. de Beauvau et Suard sur la correction du style, le duc de Nivernais sur la finesse du tact, sur les nuances de la grâce, sur la délicatesse du goût 1 .»

Bien que Roufilcrs n'eût pas encouru auprès de Louis XVI une disgrâce proprement dite, il appartenait cependant par ses relations, et peut-être aussi par ses propos, à cette opposition de cour qui précéda la Révolution et qui y contribua pour une certaine part. Colonel du régiment de Chartres, il était fort lié avec le jeune duc de Chartres, et il avait voulu accompagner ce prince dans un voyage qui n'obtint pas Vassentiment du roi. En 1786, nous le voyons soupçonné d'être V auteur de couplets et de pièces satiriques pour lesquels un certain abbé Bernard, précepteur du fils de M"* de Sabran, fut mis à la Bastille 3 . La convocation des États généraux, où il fut député par le bailliage de Nancy, semblait devoir l'appeler à une nouvelle fortune. Il n'en fut rien : sa modération lui nuisit, et la réputation de l'écrivain ressentit le contre-coup des passions politiques. Nous en trouvons la preuve dans ce portrait que, sous l'anagramme de Fulber, traçait de lui Vun des (tueurs de là Galerie des États généraux :

1. Mémoires, Paris, 1824, t. I, p. 65. Voir encore, p, i63, l'aventure de Boufflers avec le comte de Lauraguais, cherchant à lai expliquer les livres obscurs du philosophe Saint-Martin.

2. Correspondance secrète, publiée par M. de Lescure, Paris, 1866, t. II, p. 87 et 90.

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