SUR BOUFFLERS III
de Bouf fiers, sa petite- fille, mariée au trop célèbre duc de Lauzun, et dont la candeur désarma la misanthropie de Jean-Jacques Rousseau; puis encore cette comtesse de Boufflers-Rouverel, que son intimité avec le prince de Conti, grand prieur de France, aux fêtes duquel elle présidait au Temple, avait fait surnommer /'Idole; et enfin, pour nous rapprocher de notre Bouf fiers, sa mère, la tendre, la spirituelle, la sémillante marquise de Bouf fiers, qui, de 1737 à 1766, fit Us délices de la petite cour du roi Stanislas , à Nancy et à Lunéville.
Née le 8 décembre 1 71 1 , la marquise de Bouffiers avait vingt-six ans lorsque le beau-père du roi Louis XV vint prendre possession du duché de Lorraine, cédé à la France par le duc François, en échange du grand-duché de Toscane, et continuer la tradition de galanterie et, disons-le aussi, de bienfaisance laissée par le duc Léopold. La belle princesse de Craon avait été l'amie de celui-ci; par une singulière fortune, — était-ce encore la tradition ? — sa fille fut Vamie de Stanislas. A une époque oit Von ne respectait pas grand' chose, le chevalier de Bouffiers n'a pas contribué à jeter un voile discret sur des légèretés que sa mère elle-même ne cherchait pas à cacher, si nous en jugeons par ces vers d'elle, fort agréables d'ailleurs et empreints d'une sensibilité qui doit lui faire beaucoup pardonner :