‹ Contes suissesChapitre 105 sur 159 · LE PACHA DB BUDE · texte numérisé non relu

LE PACHA DB BUDE

dangereux, sur la brèche. Plusieurs fois des dispositions habiles et la vaillance des soldats qu'il avait disciplinés déjouèrent les attaques des assiégeants , qui se retirèrent avec des pertes immenses.

On fit alors avancer un nouveau corps de troupes impériales dont faisait partie le régiment du prince Louis, où servait Olivier. Le major s'avança avec ses gens à travers le feu de la place, jusqu'à la brèche, où Ton combattait avec le plus de fureur. Chacun pouvait apercevoir, au milieu du feu et de la fumée, le hardi pacha à la télé de ses musulmans. Les Impériaux fondirent à la baïonnette sur les Turcs, et bientôt on vit tomber le pacha au milieu des siens. Olivier, l'épée à la main , s'élança vers le Heu où venait de succomber Cugny. Mais lui-même, atteint de plusieurs coups, périt non loin de son ami. Les Turcs vengèrent dans des flots de sang la mort de leur général ; mais leurs efforts furent inutiles ; la ville de Bude fut emportée par l'armée chrétieune après trois mois d'un siège meurtrier et terrible.

« Ainsi , dit le vieux recueil où j'ai lu jadis cette his- » toire, ainsi périrent par les armes l'un de l'autre ces » amis vertueux et magnanimes i respectables par leur » mérite personnel, sans le secours de la naissance. »

FlNJKJ^PACHA DE BUDE.

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