‹ Contes suissesChapitre 106 sur 159 · CHAPITRE PREMIER, lia Recherclte · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER, lia Recherclte

J'étais au désespoir, racontait un soir le jeune banquier Walter; — neuf mois durant j'avais parcouru Vienne; j'avais décrit dans toutes les sociétés, dans tous les lieux publics , mademoiselle de Tarnau , sa tante et sa femme de chambre; personne ne pouvait me dire ce qu'elles étaient devenues. Les bons conseils ne me manquaient pas; on en trouve partout. On me dirigeait vers tous les points de la boussole pour trouver celle que je cherchais.

Mais elle n'était plus à Vienne. Bien que cela m'eût été dit mille fois dans l'hôtel qu'elles avaient habile, bien que j'habitasse la chambre où elle avait demeuré, je continuais de fo chercher partout. J'allais dans toutes les églises; j'assistais k toutes les messes, k tous les bals, k tous les spectacles; bref, toutes les peines de l'amour furent vaines, iha bien-aimée avait disparu.

Je quittai, désolé, la ville impériale, et je retournai chez moi par le plus rude temps d'hiver. — Pour vous faire connaître toute la singularité de ma destinée , je vais tous apprendre comment j'avais connu mademoiselle de Tarnau. En amour tout est roman.

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