‹ Contes suissesChapitre 118 sur 159 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Cm* PoMlble !

Ce changement ne pouvait devenir dangereux pour un homme qui professait les opinions du conseiller, lui surtout qui était tombé en disgrâce vers la fin du régime impérial. On disait que Napoléon avait entendu parler de sa prévision politique, et que peu de temps avant la campagne de Russie il avait envoyé auprès de lui un des généraux de son état-major pour lui demander ce qu'il augurait de cette expédition. — Le conseiller s'était fort étonné de cette question, et avait refusé de répondre. Le général trouva cette réserve singulière : Je pense, moi, dit-il, que nous célébrerons le nouvel an k Saint-Pétersbourg; mais il semble que vous craigniez que cette guerre n'ait des résultats fâcheux pour nous? — Le conseiller haussa les épaules selon son habitude, et répondit : C'est possible. Cette réponse ne fut pas oubliée, et son nom disparut de la liste des conseillers d'État. Lorsque les puissances alliées pénétrèrent en France, et que les créations de Napoléon s'écroulèrent de toutes parts , chacun se dit : Stryk est un prophète ; il a eu le sort de tous les sages.

Sa disgrâce sous le gouvernement de l'intrus , comme on appela dès lors. l'empereur déchu, lui valut la faveur

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du nouveau souverain légitime. Mats son axiome ne tarda pas a appeler un nouvel orage sur sa tête. Le prince lui faisait sentir un jour, dans le conseil, que son dévoûment a tous les gouvernements qui s'étaient succédé rendait ses paroles quelquefois suspectes. — J'ai toujours été un fidèle sujet, dit le vieux conseiller, car j'ai toujours servi le pays, quel qu'en fût le maître. L'État a toujours besoin des secours des citoyens, et c'est remplir son devoir que de Je &?w £ans j#fyte? 1^ çirco^stajiGes.

— Vtty* %U. k FW«i §# k *>uveœin, Çfmmk osez-youg séparef sa perçue çle l'État?

A ces piots il jet) un ^ombxe regard sjjp le ço$g$jy£f ; et lui fit sigjrç <},e s'étyigfter. £e fajt ça #*»&? #Sg$cfij et lorsqu'oq lui demandait ç'jl arriverait en,cp£$ ggj changements politiques, il répojidait : C'e$jt possi^fô. Qg ^'attaque h la vérité, aux Juraièrea, a la Ijfcerté, m*n-$$jjr lement eu France, mais daqs toute l'Europe. On vçjtf e? revenir a l'inquisition, aux guerres de reljgkra, aux rum diplomatiques; a#x titres dje floMçsse , aux rubans , a#x saintes alliances, à la censure, et a de semblables moyggg po#r assurer la paix éternelle. Il en fut ainsi du temps, où parurent Franklin et Wasjijpgtoi), du te^ps de la Bastille , du temps de$ Fouché ef d£$ Ro.yigp : les causes reproduisent les peines effç$. .C'est pq$?i$$$ !

FIN D£ C'EST POSWBLI !

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