CHAPITRE VIL
lie Méelumt.
Un dimanche le père Jérôme avait prêché son texle : « Les voies de Dieu sont merveilleuses. » Et Mariette sortit de l'église en disant : « Les voies de Dieu me feront peut-être découvrir mon donneur de bouquets. »
Cette idée l'occupa; la nuit elle ne put dormir. Elle se leva de bonne heure, au moment où les premiers feux du matin paraissaient au-dessus des flots , et coloraient les îles de Sainte-Marguerite qu'on apercevait de sa fenêtre. Elle s'habilla, et sortit pour aller se, baigner; elle connaissait un lieu secret où se trouvait une eau limpide.
Pour gagner ce lieu, il fallait gravir les rochers qui s'élevaient derrière la maison, et passer dans un bois de grenadiers. Mais Mariette n'alla pas loin; car elle trouva un jeune homme endormi sous l'ombrage. Auprès de lui elle aperçut un bouquet des plus belles fleurs et le billet qui accompagnait d'ordinaire celles qui lui étaient réservées.
Elle s'arrêta tremblante, et voulut retourner chez elle; mais a peine eut-elle fait deux pas , qu'elle se retourna pour voir le dormeur. De loin elle ne pouvait le reconnaître. C'était cependant le moment de découvrir ce mys-
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tère. Elle s'approcha doucement a petits pas, et regarda a travers le feuillage : c'était Colin !
Colin était donc celui qui lui avait causé tant de chagrins, et qui se plaisait & la touttùenter en excitant sa curiosité. — Il haïssait Mariette; il l'évitait sans cesse; jamais il ne lui adressait la gttrote; jamais il ne l'avait invitée k danser, et cependant elle dansait merveilleusement. La vengeance se réveilla dans le cœur de Mariette; elle prit le bouquet, le défit, et sema les fleurs avec méprife autour flé ŒMfo èftdortM. 01e garda seulement le papiefr, qtt'elfe ckeha précipitamment dans son sein. 01e Vtfoftrt fclèrt s'éloigner ; ïnaîs elle ne se trouva pas suffisamment vengée'; «et ôfebt ête sota fehfepeau de paille le rtibàH Weu qui l'èûtturàît, "èMe le passa doucement au bhèdn dorfoeM, iju'telte attacha par un triplé noeud k l'arbre JMft te^ei 9L ifejfttèart. Ptâfc èHe partit tartàiÉe tm Mit) ** rèvf*t Wrçft** tffe M ttfcre qui l^flréteit tléj*.