‹ Contes suissesChapitre 155 sur 159 · CHAPITRE VÎÏL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VÎÏL

I*e Ruban.

Mais le jour suivant Colin imagina une nouvel «oireeui\ «Que ftPR***-*! *otf*H ftablffiaÈiéftt Wèfettdre Martèle , et 4a ffttfWé fetffenft *%*êl* pis «péMtë <fwe m» rtibtfâ tfftilëfer Se belette éfett cMmé dé toite la Ni* poule. — Colin né tè MVMi <$fe frop Mtft. Il l%tt*ckà fièrement k son chapeau, et le porta, a la vue de toute la 'ville, comme une conquête. Et chacun disait : Il le tient de Mariette! Et toutes les filles répétaient en colère : Le mauvais sujet I Et les garçons redisaient en souriant : Le mauvais sujet !

— • Comment, mère Manon, s'écria le juge Hautmartin en entrant chez elle, vous souffrez que, ma future donne un ruban au jeune Colin? 11 est temps que nous fassions la noce; quand elle sera faite, j'aurai le droit de parler.

— Vous avez raison, répondit la mère Manon; si la chose est ainsi, il faut faire vite la noce. Quand elle sera faite, elle sera faite.

— Mais, mère Manon, votre fille refuse toujours de se prononcer.

— Faites toujours préparer le repas!

— Mais elle ne veut pas seulement me regarder; et dès qu'elle me voit, elle se sauve.

— Monsieur le juge, fûtes toujours le repas.

— Mais si elle ne veut pas...

— Ne tous inquiétez pas. Nous irons trouver le père Jérôme ; il vous Ûancera dimanche. Nous l'y forcerons bien. Je suis la mère ; vous êtes, vous, la première autorité de la Napoule. Ensuite, la noce; et si Mariette dit non , qu'importe 1 le curé est sourd, il ne l'entendra pas. Mais silence la-dessus; il faut que tout se passe dans le mystère 1

Peudant ce temps Mariette était tranquille ; elle ne songeait ni à la méchanceté de Colin qpi la rendait la fable de la ville, ni aux désirs du juge, ni aux projets de sa mère : Mariette était bien innocente.

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