CHAPITRE V
lie Roi*
— Je vous ai longtemps attendue, ma chère marquise! dit le roi en avançant au-devant d'elle.
.« -r- On m'avait ditqug Votre Majesté accordait une audience particulière a l'ambassadeur d'Angleterre.
— Oui, et il m'a cruellement ennuyé, le suis heureax d'^lre>débarragséfde lui J'ai fini par l'envoyer au cardinal. Mais, qu'avez-vous donc, marquise? êtes-vous- indisposée ? Jj6s flreis vraiment que vous ayez pleuré. Seriezvous.mated%?MM' ,•...• s
—r Jçpe saurai? l'$(re auprès de vous> sire. ;•« • v. , — Bon, marquise 1^ Prenez donc place. A vex- vous apporté votre, ouyragç^ je voii&.aiderai à cqudre.desperles; et j'ai à vous raconter une jolie historiette suc raadejnoi- $ç]\e dt'Autui|^ une intrigue,, sanst. pareille. Vous auriez peine a le croire. J'ai failli en mourir de rire. Maiâ.je ne peux vous voir les yeux rouges comme cela , Antoinette. Confiez-moi d'abord le chagrin que vous avez.
— J'en éprouve, sire , en voyant la méchanceté de certaines personnes, et je m'afflige surtout que sous le meilleur des rois on persécute l'innocence d'une façon aussi cruelle; car...
— Racontez-moi cela, ma chère enfant. Je veux faire
mie bonne, fois un ei ample dç, rigueur, Que suis-je dope, moi, si, avec toute la puissance royale, je ne puis pas m$m#*eiftfrëctmr <mftff#Ms répandiez des larmes? Ainsi , Toyoo*; quixou* a?#Cfen*ée?» tt « ♦,,
t- Celui qui joifease en ww la, majesté et le nom du plus juste çt (lu «ptosWeufoisant des rois.
Le roi , piqué de Qurjo^ité, et frappé d'étonnemeut , la pressa de parler; et la marquise lui fit connaître les maiKetivrest.de Mv de Gativy, <jui espérait se racheter de l'opprobre par quelques milliers de livres. La marquisemit beaucoup d'éloquence dans son récit ; et, s'anifnant peu à peu, elle fit ressortir dans un tableau animé l'audace du coupable et la faiblesse de l'innocent qu'il voulait sacrifier. ♦ •; | .in I ll.t •.. • 1 < «.:.,. ..
— Eh bien 1 dit le roi, lorsqu'elle eut Aerjoaiué s<Mi ré* cit,.n'esUce que cela? Qu'a cela.de çommu h avec nous? Laissons-les .UribunjtiN^ faire leur affaire, ils le puniront b'wuiliaintenant, écoutez mon histoire de mademoiselle
... d'Aotun.
— J'oserai seulement vous faire souvenir, sire , que demain les tribunaux ne pourront plus remédier à rien.
, Si de Gatry arrache a son commis la déclaration qu'il
exige, et que celui-ci consente à fuir, il sera iudubilable-
\ ment condamné , et l'autre restera honoré comme un
; fidèle sujet de Votre Majesté, après vous avoir volé un
million.
— Vous avez raison ; il faut en avertir le cardinal.
— Le cardinal est, m'a-t-on dit, le protecteur de ce Gatry.
. — Alors il faut prévenir le lieutenant criminel. Il
pourra envoyer d'abord un de ses gens cbez ce con pour instruire l'affaire. On fera ensuite ce qu'exiger justice.
— Fort bien , sire. Je dois admirer de nouveau v sagacité et l'excellence de votre cœur. Je ne pensais eu vérité , que si la police avait une fois dans les m l'écrit de Gatry que doit copier son commis , le coup se trouverait pris dans ses propres filets, et coudai par ses œuvres.
— Vous êtes un enfant, marquise , vous vous étoi des choses les plus simples. Rien n'est plus facile. Je faire appeler le ministre... je veux dire le lieutenan police.
Le roi sonna. Un valet de chambre parut, et r l'ordre de faire comparaître le lieutenant de police le cabinet bleu.
-— Pour vous, marquise, dit le roi en s'en allant, tez ici a m'attendre. 11 faut que je vous conte cette c d'histoire de mademoiselle d'Autan. Gela vous fera